À 75 ans, il gagne des années de jeunesse

Un homme de 75 ans de Québec récupérera quelques années de jeunesse grâce à une procédure médicale novatrice qui lui permettra de traiter sa sténose aortique, un rétrécissement d’une valve cardiaque qui le rendait notamment très essoufflé.

Claude Lapierre a subi l’intervention lundi, en milieu de journée, à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ). Le Journal a pu s’entretenir avec le patient 48 heures avant son opération.

Depuis un an, l’état de l’homme s’est dégradé. Autrefois skieur de fond, passionné de quilles et de marche à l’extérieur, M. Lapierre a dû faire une croix sur ses passe-temps.

« Je suis plus essoufflé, j’ai moins d’oxygène et ma pression est basse », explique-t-il.

Une valve de veau

M. Lapierre n’en est pas à sa première opération au cœur. Il y a 25 ans, il a subi trois pontages.

Le Dr Josep Rodés-Cabau et son équipe, lors de l’intervention de lundi.

Photo Stevens LeBlanc

Le Dr Josep Rodés-Cabau et son équipe, lors de l’intervention de lundi.

Deux jours avant cette nouvelle intervention, l’homme se disait serein.

L’opération, nommée TAVI pour TransAortic Valve Implementation, est effectuée grâce à un cathéter inséré dans l’aine du patient.

Le Dr Josep Rodés-Cabau transporte ensuite la nouvelle valve faite de péricarde de veau jusque dans la valve d’origine du cœur. Lorsqu’elle est bien installée, la valve se déploie, ce qui permet ultimement de contrer les effets de la sténose.

Cette intervention a été réalisée plus de 900 fois depuis 12 ans à l’IUCPQ.

« Avant, c’était juste pour les patients inopérables, explique le Dr Rodés-Cabau. Maintenant, les patients à risques hauts ou modérés comme M. Lapierre peuvent être opérés. »

Le TAVI a aussi pour objectif de limiter les opérations à cœur ouvert.

La valve qui a été installée dans le cœur du patient.

Photo Stevens LeBlanc

La valve qui a été installée dans le cœur du patient.

Des améliorations rapides

Le Dr Rodés-Cabau a opéré M. Lapierre sous anesthésie, mais sans l’endormir complètement.

« Les améliorations chez M. Lapierre se verront rapidement. Par exemple, lorsqu’il fera des activités physiques, il devrait être beaucoup moins essoufflé », explique le chirurgien.

M. Lapierre affirme avoir fait le deuil de la majorité de ses activités sportives, mais il y a une chose qu’il n’est pas prêt d’abandonner.

« L’été, on fait du camping. On fait partie d’un club et on se déplace, de site en site, et ça, je tiens à le faire encore pour quelques années », termine le patient.

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