Au moins le tiers des océans devrait être protégé

Le tiers des océans devrait être protégé d’ici 2030 comme c’est déjà le cas pour les forêts, demande l’organisme Greenpeace.

« Si on n’arrive pas à limiter les impacts directs qu’on a sur les océans, on s’en va à la catastrophe », plaide Agnès Le Rouzic, de l’organisme de défense de l’environnement.

Greenpeace publie aujourd’hui une étude scientifique destinée aux Nations unies, pressant les États membres à agir pour préserver la faune marine et atténuer les impacts des changements climatiques.

Des représentants sont d’ailleurs à New York pour une conférence sur la haute mer, soit les eaux internationales.

Ces eaux internationales représentent près de la moitié de la surface de la planète, mais elles sont en quelque sorte oubliées puisqu’elles n’appartiennent à personne. Moins de 1 % sont actuellement protégées.

Cette carte indique les zones déjà protégées (en orange) ainsi que celles que l’organisme Greenpeace souhaite protéger (en bleu).

Carte courtoisie, Greenpeace

Cette carte indique les zones déjà protégées (en orange) ainsi que celles que l’organisme Greenpeace souhaite protéger (en bleu).

Permis d’exploration

Néanmoins, plusieurs dangers guettent les océans, comme la surpêche, l’exploitation minière, les millions de tonnes de plastique et le réchauffement climatique, énumère Mme Le Rouzic.

« Ça vise un minimum de protection », dit-elle à propos du 30 % d’aires protégées, où la pêche et l’exploitation seraient notamment exclues, donnant un répit aux espèces et aux habitats marins.

Par exemple, l’Autorité internationale des fonds marins accorde aux sociétés minières des licences d’exploration dans les océans et 93 % des populations de poissons sont aujourd’hui totalement exploitées ou surexploitées, selon Greenpeace.

Ça ne va pas tout régler, prévient-elle cependant, soulignant que les pays doivent continuer de limiter l’utilisation du plastique, par exemple.

Le réchauffement climatique nuit aussi à la haute mer, dont l’eau est plus chaude, plus acide et plus pauvre en oxygène.

Pour arriver au 30 % suggéré, des chercheurs des universités York et Oxford, au Royaume-Uni, ont divisé la haute mer en 25 000 carrés de 100 km2, puis ont analysé 458 critères de conservation, comme les espèces présentes et la particularité des habitats.

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