Coincé chez lui à cause de la grève des taxis

Marc-André Thibault voudrait aller travailler en ce vendredi matin normal. Cependant, la grève des taxis perturbe le transport adapté dont il dépend pour se rendre au boulot, et il n’a d’autre choix que de rester à la maison.

«Aujourd’hui, je ne peux pas aller travailler, parce que le transport adapté est simplement annulé», se désole le directeur des affaires publiques et gouvernementales chez Savoura, atteint de paralysie cérébrale.

Exo, la compagnie chargée du transport adapté qui dessert son domicile de Mirabel, a annoncé que les services de transport adapté étaient perturbés en raison des moyens de pression exercés dans le cadre de la manifestation des chauffeurs de l’industrie du taxi.

M. Thibault n’a pas été avisé de ce changement à l’avance: il a lui-même pris le téléphone jeudi soir, soupçonnant un contretemps pour le lendemain.

Dans la banlieue nord, le transport adapté priorise les rendez-vous médicaux déjà programmés, mais tous les autres déplacements sont annulés, peu importe les désagréments qui en résultent.

Sans plan B pour se rendre à son lieu de travail, l’employé est donc obligé de rester chez lui pour la journée. «Il faudrait que je me trouve un lift à 7 h du matin, c’est un peu plus compliqué.»

Il déplore un manque de considération pour les personnes qui dépendent du transport adapté, du côté du gouvernement comme du côté de l’industrie du taxi. «Il faudrait que, dans la balance, on pense aux personnes en situation de handicap et qu’on s’organise pour que des choses comme ça n’arrivent pas.»

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