Départ de Robert Lafrenière à l’UPAC: la CAQ tourne la page et «regarde vers l’avenir»

Préférant regarder «vers l’avenir», le gouvernement caquiste de François Legault n’a pas l’intention de forcer Robert Lafrenière à s’expliquer sur les raisons de sa démission surprise, annoncée le 1er octobre dernier.

«Moi, je regarde vers l’avenir», a répété la vice-première ministre Geneviève Guilbault, à son arrivée au conseil des ministres, mercredi.

Dans une brève lettre remise à Martin Coiteux avant que Mme Guilbault lui succède à la Sécurité publique, Robert Lafrenière n’explique en rien les motifs de son départ après sept années passées à la tête de l’UPAC.

Tout porte à croire que M. Lafrenière quittera ses fonctions vendredi sans fournir davantage d’explications.

Interpelé devant sa résidence par notre Bureau d’enquête quelques jours après son retour de vacances, M. Lafrenière s’est contenté de lancer qu’il n’avait «pas de commentaires» à faire.

Un projet de loi d’ici Noël

La nomination du successeur de M. Lafrenière devra vraisemblablement attendre l’entrée en vigueur d’un projet de loi que le gouvernement caquiste entend déposer d’ici Noël afin de réformer le mode de nomination, notamment, du grand patron de l’UPAC.

«On a déjà annoncé à plusieurs reprises notre intention, si on était au gouvernement, et c’est maintenant le cas, de modifier le mode de nomination du commissaire de l’UPAC, comme d’ailleurs celui pour le directeur de la Sûreté du Québec, et pour le Directeur des poursuites criminelles et pénales», a rappelé Mme Guilbault.

«On va aller dans ce sens-là, il y aura un projet de loi qui va être déposé d’ici Noël pour réformer ce mode de nomination et faire en sorte que ces trois dirigeants soient nommés avec l’approbation des deux tiers des députés de l’Assemblée nationale», a réitéré la ministre de la Sécurité publique.

Dans l’attente, c’est l’actuel commissaire associé aux enquêtes de l’UPAC, Frédéric Gaudreau, qui cumulera la fonction de commissaire à la lutte contre la corruption par intérim, et ce, à compter du 3 novembre prochain.

La loi prévoit que l’intérim ne peut dépasser une période de plus de 18 mois.

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