Des classes dans des locaux commerciaux à L’Île-des-Sœurs

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB) suscite la colère de certains parents après avoir annoncé que des classes de niveau primaire seront créées dans des locaux commerciaux dès la prochaine rentrée scolaire, à L’Île-des-Sœurs.

Puisque l’école primaire des Marguerite, inaugurée en 2015, déborde, une annexe de cet établissement scolaire sera aménagée dans un immeuble de la place du Commerce.

«Il y a plusieurs choses dans ce dossier-là qui ne tournent pas rond, soutient Olivier Drouin, qui milite depuis longtemps pour la construction d’une nouvelle école à L’Île-des-Sœurs. On parle de 200 élèves, parents, professeurs et membres de la direction qui sont impactés.»

Une pétition a même été lancée par des parents furieux contre la décision de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys (CSMB).

«On a questionné, on a eu des réponses évasives, dit une mère qui ne souhaite pas être nommée. Ça a été très, très difficile.»

«Ce local-là est situé tout près des autoroutes, sous l’ancien pont Champlain», soutient une autre mère.

De son côté, la CSMB affirme sur son site internet que les espaces seront «conçus sur mesure pour répondre adéquatement aux besoins éducatifs des élèves».

«On nous a présenté une solution de dernière minute pour un problème qui existe depuis 10, 20 ans», ajoute Olivier Drouin.

Les parents d’élèves qui seront relocalisés estiment avoir été mis devant le fait accompli. Ils demandent également une intervention du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge.

Une autre controverse

La Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys est d’ailleurs plongée dans une autre controverse à la suite de l’intoxication de plusieurs élèves et membres du personnel à l’école primaire Des Découvreurs, dans l’arrondissement de LaSalle, en janvier dernier.

Au lendemain de l’événement, Diane Lamarche-Venne, présidente de la commission scolaire, affirmait dans le cadre d’une mêlée de presse qu’il y avait un détecteur de monoxyde de carbone à l’intérieur de l’école primaire.

Un contrat d’entretien exécuté par une compagnie privée rendu public jeudi par TVA Nouvelles démontre toutefois le contraire: il n’y avait pas de détecteur de monoxyde de carbone dans l’établissement le 14 janvier dernier, lors de l’incident. L’école n’en avait pas l’obligation, mais des parents d’enfants intoxiqués ont l’impression d’avoir été bernés.

La situation a donc poussé le ministre de l’Éducation à se mêler du dossier et à exiger des réponses de la part de Mme Lamarche-Venne.

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