Deux ans de prison pour une bagarre fatale

Un homme de Saint-Eustache vient d’écoper de deux ans de détention pour avoir causé à son colocataire des blessures si graves qu’elles ont entraîné sa mort.

Initialement accusé d’homicide involontaire, Normand Miron a plaidé coupable à un chef réduit de voies de fait graves, la semaine dernière.

L’homme de 56 ans a aussitôt été condamné à deux ans de prison par le juge Michel Bellehumeur.

« Ce dossier-là est un peu particulier », a noté le magistrat, au palais de justice de Saint-Jérôme.

Les faits remontent au 3 juin. Lors d’une soirée bien arrosée, une chicane a éclaté entre Miron et Stéphane Parent.

Ce dernier avait récemment emménagé à Saint-Eustache avec l’accusé, qu’il connaissait depuis plusieurs années.

C’est la victime de 45 ans qui a amorcé les hostilités en assénant un coup de poing au visage de l’accusé.

Miron a vivement répliqué de plusieurs coups de poing.

En voulant quitter les lieux, M. Parent a fait une mauvaise chute dans les escaliers.

Soins refusés

Les policiers et les paramédicaux ont été appelés sur les lieux de la bataille, mais la victime a refusé de porter plainte ou de se rendre à l’hôpital.

Il y a eu une certaine réconciliation entre les deux individus, mais M. Parent a par la suite emménagé chez un ami, à Deux-Montagnes, dans les Laurentides.

Le quadragénaire s’est plaint de douleurs au ventre, qui ont finalement entraîné sa mort cinq jours plus tard.

Ce sont les blessures subies lors de la bagarre, combiné au manque de soins, qui auraient causé son décès.

Miron a été arrêté trois mois plus tard.

Détenu depuis septembre, il ne lui reste que 15 mois à passer derrière les barreaux.

Contenu similaire