Dialogue de sourds entre le ministre et les chauffeurs

AGENCE QMI | Malgré une autre manifestation des chauffeurs de taxi à Montréal, le ministre des Transports François Bonnardel n’a toujours pas l’intention de retirer son projet de loi.

Encore une fois, le ministre a invité les représentants de l’industrie à se présenter à la table de négociations.

Estimant avoir atteint un « bel équilibre » entre la modernisation technologique et la pérennité de l’industrie, M. Bonnardel demande aux représentants de l’industrie de s’asseoir avec lui et de proposer des amendements.

« Ça fait deux semaines et demie qu’on me demande de retirer la loi. Je leur ai dit que non, on ne va pas la retirer. Mais est-ce qu’on peut l’améliorer ? Oui. Oui, on peut l’améliorer et on peut la modifier », répète le ministre.

François Bonnardel a tendu la main aux chauffeurs de taxi pour discuter du projet de loi la semaine prochaine, mais les chauffeurs de taxi ont prévenu le gouvernement que c’est plutôt avec Uber que le ministre devrait s’asseoir.

Montréal paralysé

Plus mobilisés que jamais, des chauffeurs de taxi ont paralysé le centre-ville de Montréal pendant plusieurs heures, vendredi.

Durant la manifestation, un des représentants de l’industrie s’est fait le porte-voix du désespoir des chauffeurs.

« M. Bonnardel, ce n’est pas la mère Teresa. Il ne veut pas dialoguer », a déploré Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec.

Sur place, un mannequin représentant un chauffeur de taxi a été pendu et des pancartes ont été brûlées.

Selon les chiffres de l’industrie du taxi, près de 22 000 chauffeurs devront déclarer faillite si le projet de loi va de l’avant dans l’état actuel. Le gouvernement Legault promet 500 millions $ pour dédommager les propriétaires.

À Québec, la situation était plutôt calme vendredi et aucune manifestation n’est prévue au cours de la fin de semaine.

— Avec la collaboration de Jean-François Racine

Contenu similaire