Don d’organe: un projet de loi sur le «consentement présumé» en N.-É.

Dans cette province où les taux d’enregistrement des donneurs sont déjà parmi les plus élevés au pays, le projet de loi libéral prévoit ainsi que tous les résidants de la Nouvelle-Écosse seraient considérés comme des donneurs d’organes et de tissus, à moins qu’ils se soient eux-mêmes retirés du programme.

Les familles continueraient toutefois d’être consultées sur les souhaits exprimés par leur proche. Par ailleurs, les jeunes de moins de 19 ans et les personnes inaptes à décider ne seraient considérés comme donneurs que si un parent ou un tuteur l’autorisait.

Le premier ministre Stephen McNeil, qui a parrainé le projet de loi, a précisé que la loi n’entrerait pas en vigueur avant au moins un an, voire 18 mois, afin de laisser le temps nécessaire à la planification, à l’éducation et à la sensibilisation du public.

Le docteur Stephen Beed, directeur médical du programme provincial Don de vie, a expliqué que le consentement présumé avait été suggéré il y a une quinzaine d’années déjà par des collègues du secteur de la transplantation. Un projet de loi similaire avait été adopté en 2010 par l’ancien gouvernement néo-démocrate de la province, mais la loi n’avait pas ensuite été promulguée.

Le docteur Beed a expliqué que l’objectif du consentement présumé est de faire en sorte que les dons atteignent le niveau constaté dans des pays européens comme l’Espagne et le Royaume-Uni.

« Un système de consentement présumé ailleurs dans le monde a généralement entraîné une augmentation approximative de 20, 30, voire 35 % du taux de dons », a-t-il soutenu.

Selon les autorités de la province, 21 Néo-Écossais sont devenus des donneurs d’organes en 2018, tandis que 110 personnes ont fait don de tissus comme la cornée ou des valvules cardiaques. Actuellement, 110 personnes sont en attente d’une greffe d’organe en Nouvelle-Écosse.

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