Enquête du BEI sur des enquêtes de l’UPAC: Legault affirme que les allégations sont graves et crédibles

BROMONT | Le premier ministre François Legault a réitéré vendredi qu’il ne connaît pas la nature des allégations relativement à l’enquête du BEI sur les fuites dans les médias concernant des investigations de l’UPAC, mais qu’elles sont «graves» et qu’elles proviennent d’une source «très crédible».

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La semaine dernière, Québec annonçait que le grand patron de la Sûreté du Québec, Martin Prud’homme, avait été suspendu de ses fonctions en raison d’une «allégation relative à des infractions criminelles».

Selon ce qu’a rapporté «Le Journal de Montréal» par la suite, la mise à l’écart de M. Prud’homme est survenue dans la foulée de l’enquête menée par le Bureau des enquêtes indépendantes sur la chasse aux fuites de l’Unité permanente anticorruption déterminée à démasquer les personnes à l’origine de fuites médiatiques concernant ses enquêtes sur d’anciens membres influents du Parti libéral du Québec.

Cette affaire avait notamment été marquée par l’arrestation du député Guy Ouellette soupçonné à l’époque d’avoir été à l’origine des fuites.

Quelques jours après l’annonce du sort réservé à M. Prud’homme, la semaine dernière, «Le Journal» rapportait que d’autres policiers seraient temporairement mis sur la touche, soit des policiers ayant travaillé entre autres sur l’enquête de l’UPAC sur les fuites (baptisée Projet A), ainsi que sur son enquête sur le financement au PLQ.

«Je l’ai dit, je ne suis pas au courant de ces allégations, a déclaré François Legault, vendredi, en marge d’une annonce à Bromont, en Montérégie. Par contre, j’ai eu une conversation avec notre secrétaire général [du gouvernement], Yves Ouellet, et ce que je comprends c’est que ce sont des allégations qui sont graves qui viennent d’une source très crédible. Donc, dans ce sens-là, moi, je pense que ça a été la bonne décision, une décision administrative, qui a été prise […] d’exiger que ces personnes-là soient mises de côté.»

Selon ce qu’a appris notre Bureau d’enquête, les récents événements dans cette affaire découleraient notamment d’informations données par l’ex-numéro deux de l’UPAC, André Boulanger, au Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

La ministre de la Justice, Sonia Lebel, est pour sa part restée très peu loquace, vendredi, lorsque questionnée sur le sujet. «Compte tenu qu’il y a une enquête en cours, je vais me garder de faire tout commentaire sur ce dossier-là», a-t-elle dit.

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