Expulsion de Wilson-Raybould: des négos jusqu’à la toute fin

L’ancienne ministre de la Justice avait posé « une série de conditions qui ont évolué dans le temps » depuis février dernier, selon les informations qu’a pu recueillir La Presse, jeudi matin.

Elle avait notamment réclamé des excuses du premier ministre, un grand ménage à son bureau, mais également l’assurance que SNC-Lavalin ne s’en tirerait pas avec un accord de réparation.

Au moins deux élus, dont le Britanno-Colombien Terry Beech, ont agi comme médiateurs, mais leur tentative s’est soldée en échec, ce qui a ultimement mené à l’expulsion de Jody Wilson-Raybould et de sa collègue Jane Philpott, mardi dernier.

Au bureau du premier ministre, jeudi matin, on s’est contenté de dire qu’« on ne nie pas » les informations entourant cet ultimatum allégué, qui ont d’abord été rapportées par le quotidien Toronto Star et le réseau CBC, hier soir.

L’ex-ministre aurait réclamé que Justin Trudeau congédie son ex-secrétaire principal Gerald Butts et le greffier du Conseil privé Michael Wernick. Le premier a démissionné en mars dernier, tandis que le second a annoncé son départ hâtif à la retraite.

Jody Wilson-Raybould aurait aussi réclamé la tête du conseiller québécois Mathieu Bouchard, l’une des personnes qu’elle a accusées d’avoir exercé sur elle des pressions indues. Le stratège est toujours à l’emploi du bureau du premier ministre.

L’ancienne ministre n’a pas répondu au courriel de La Presse, jeudi matin.

Selon nos informations, elle aurait commencé à demander que des têtes roulent au bureau du premier ministre dans des échanges s’étant tenus à Vancouver quelques jours avant sa démission du cabinet, le 12 février dernier.

Elle a claqué la porte quelques heures après que le premier ministre Justin Trudeau eut brandi le fait qu’elle était toujours au conseil des ministres comme preuve que son équipe et lui-même n’avaient rien à se reprocher.

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