Expulsions de Wilson-Raybould et Philpott: le féminisme de Trudeau à nouveau mis en cause

OTTAWA | Justin Trudeau a été forcé mercredi de défendre son bilan en tant que leader féministe après avoir expulsé de son caucus deux ex-ministres de la gent féminine dans la foulée de l’affaire SNC-Lavalin.

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Après l’expulsion de Jody Wilson-Raybould et Jane Philpott, les oppositions bloquiste et conservatrice n’ont pas hésité à accuser le premier ministre de nuire à la cause féministe.

«Cela envoie le message aux femmes qui voudraient lancer l’alarme qu’elles sont mieux de ne pas le faire», a dit la députée conservatrice manitobaine Candice Bergen.

Son chef Andrew Scheer a soutenu que les libéraux offusqués par le fait que Mme Wilson-Raybould eut enregistré une conversation téléphonique à l’insu du greffier du Conseil privé ne regardent pas l’affaire SNC-Lavalin sous le bon angle.

«Ce qui est clair c’est que, au parti libéral, dire la vérité peut faire en sorte que vous soyez expulsé», a-t-il commenté.

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet a aussi souligné le fait que les deux ex-ministres qui se sont vues montrer la porte du Parti libéral du Canada, mardi soir, sont des femmes.

«Pendant ce temps, je peux vous dire que je travaille fort pour aller chercher des candidatures féminines et représentatives de la société civile qui vont se présenter avec le Bloc québécois», a-t-il ajouté.

Le premier ministre a rétorqué que son gouvernement continue de travailler fort sur des enjeux de haute importance comme l’égalité des genres. Plusieurs femmes libérales se sont d’ailleurs portées à sa défense, dont la ministre de la Francophonie Mélanie Joly. Cette dernière a qualifié de «faux-débat» la remise en question du dévouement d’Ottawa pour l’égalité de genres.

Mercredi, 338 jeunes femmes, «Les Héritières du suffrage» étaient à Ottawa pour participer à une simulation de travaux parlementaires. M. Trudeau a abordé la question de front en prenant la parole devant elles, en Chambre, assurant que les avis différents et les voix des femmes ont leur place au sein du parti libéral.

Dans une vidéo relayée sur Twitter par une stagiaire au parlement, plusieurs ont tourné le dos à Justin Trudeau durant son allocution.

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