Fin de saison crève-cœur pour les tenanciers de bars

Les partisans du Canadien avaient déjà commencé à déserter les bars et les restaurants sportifs de Montréal, au grand dam des tenanciers qui vont voir des millions de dollars leur glisser entre les doigts maintenant que la saison a pris fin samedi.

« Ce sont des millions et des millions en moins pour les employés et les restaurateurs partout au Québec. C’est vraiment une journée triste et décevante. Ça prenait un miracle et puis on l’a pas eu », a soupiré Peter Sergakis, président de l’Union des tenanciers de bars du Québec.

Le désert

L’homme d’affaires qualifie la situation de « douche froide ».

Le Journal a pu constater en soirée que plusieurs restaurants dans les environs du Centre Bell étaient pratiquement vides ou à moitié pleins, au mieux.

C’était notamment le cas pour le 1909 Taverne Moderne et le Madison’s. Seule la Cage aux Sports située tout juste à côté de l’entrée de l’amphithéâtre semblait bondée.

Hôtels et taxis

« Ce n’est pas seulement les restaurants qui sont touchés. Ce sont les hôtels, les taxis, les magasins de souvenirs ou de vêtements sportifs. Toute la ville est affectée par l’absence du Canadien en séries », rappelle M. Sergakis.

Selon lui, la situation est d’autant plus crève-cœur parce que tous les espoirs étaient maintenant permis.

Le Tricolore est passé bien près de se qualifier pour le bal printanier. C’est la deuxième fois en autant d’années que l’équipe lui « fait le coup ».

« Dans les cinq-six derniers matchs, alors que le Canadien était dans la course, on avait environ 50 % de plus de chiffre d’affaires. Quand l’équipe gagne, les gens dépensent plus, pour de la bière, pour les pourboires. Peux-tu imaginer ce que ça aurait été en séries ? », rêve tout haut Peter Sergakis.

Pas Boston

Encore une fois cette année, il s’attend donc à ce que sa vingtaine d’établissements ne soit pas vraiment achalandée.

« Pour les gens, la saison est finie quand le Canadien ne joue plus. Ils ne vont pas venir encourager Boston ou Toronto, ils ne regardent pas vraiment les autres équipes », conclut-il.

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