Garage d’autobus souterrain: dynamitage en vue dans La Petite-Patrie

Des travaux de dynamitage devraient débuter dans les prochains jours sur le site du futur centre de transport Bellechasse, et plusieurs résidents du secteur La Petite-Patrie aimeraient en savoir davantage sur la façon dont ces lourds travaux seront effectués.

Le garage d’autobus comptera trois étages sous terre, selon les plans présentés par la Société de transport de Montréal (STM), et sa construction nécessitera l’excavation d’un large quadrilatère. L’entreprise Pomerleau a obtenu un contrat de 32,1 millions $ pour les travaux de démolition, de décontamination et d’excavation.

«Selon ce qu’on a compris, le dynamitage pourrait s’étendre sur 10 mois, six jours par semaine. On attend encore des plans; peut-être qu’on va se faire corriger dans nos estimés, mais on tombe sur le roc après deux ou trois mètres de profondeur», a soulevé Isabelle Lemaire, qui habite à quelques mètres du chantier et qui fait partie d’un regroupement de résidents du secteur.

«Est-ce qu’il va y avoir du dynamitage une fois ou 2000 fois? On aimerait avoir une idée générale et savoir de quel genre de dynamitage on parle, du niveau de bruit que ça cause», a-t-elle dit.

Pour l’instant, impossible d’obtenir de tels détails; la STM se contente de dire qu’elle s’assurera que l’entrepreneur prenne les mesures requises pour respecter les règlements sur le bruit et les nuisances de l’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie.

Stationnements et pistes cyclables

Selon Mme Lemaire, le projet de garage souterrain situé sous un espace vert présenté par la STM à la fin de l’année dernière est plus intéressant pour le quartier que l’esquisse initiale d’un garage qui s’élevait sur trois étages à partir du sol.

Cela n’empêche pas les automobilistes du secteur de craindre un manque d’espaces de stationnement pendant les travaux, et les cyclistes de s’inquiéter de la circulation de camions de construction – et éventuellement d’un nombre élevé d’autobus – à quelques mètres d’une piste cyclable très fréquentée.

«Chaque fois qu’on pose des questions, la STM dit qu’il y aura des études de circulation, mais elles ne sont pas encore faites. Donc c’est sûr que nos craintes ne sont pas encore tout à fait résolues», a avancé Mme Lemaire, qui a déjà participé à deux rencontres d’information organisées par la STM.

«Comment les véhicules qui sortent de Gaspé vont-ils faire pour éviter la piste cyclable? Le stationnement va-t-il changer dans les rues adjacentes?» a soulevé celle qui aimerait qu’un comité de suivi auprès des citoyens soit mis sur pied.

La première phase des travaux durera un an (jusqu’au printemps prochain) et comprend la démolition de l’atelier qui se trouve actuellement sur le terrain, la décontamination des sols et l’excavation. Le centre de transport Bellechasse accueillera à terme 200 autobus.

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