Garçon happé mortellement: elles veulent éviter un autre drame

La propriétaire d’un salon de coiffure devant lequel un garçon de 8 ans a été happé mortellement la semaine dernière demande des modifications à la signalisation routière sur la rue où s’est produit l’accident craignant qu’un tel drame se produise à nouveau.

Le 27 mars, le jeune Dominik est décédé des suites de ses blessures après avoir été heurté par une voiture devant le salon Katou Koiffure appartenant à Catherine Ayotte, dans le quartier Ville-Émard, à Montréal.

Une voisine arrivée sur les lieux quelques instants après, Isabelle Arrivault, et qui a pris en charge les frères du jeune Dominik pendant que leur père l’accompagnait à l’hôpital, raconte qu’il était pourtant conscient après avoir été percuté par le véhicule.

« Il parlait, il criait. Il était clairement conscient et n’avait qu’une petite égratignure, mais visiblement, ça s’est détérioré par la suite », décrit-elle en ajoutant avoir appris la terrible nouvelle du père pendant la nuit.

Dominik

Photo tirée de GoFundMe

Dominik

Aucune chance

La conductrice n’a eu aucune chance d’éviter le jeune garçon qui s’amusait dans la ruelle avec son frère. Il serait apparu entre deux voitures au mauvais moment, selon Mme Arrivault.

« Le pire dans tout ça, c’est qu’elle n’allait même pas si vite », regrette Mme Ayotte.

Malgré cela, les deux résidentes du quartier estiment qu’il est nécessaire de modifier la signalisation routière sur la rue Laurendeau, où il y a un corridor scolaire.

« Les gens roulent en fou ici. Ce n’est pas rare de les voir brûler leurs stops et il y a l’école à quatre coins de rue », s’indigne Mme Ayotte.

Dos d’ânes, panneaux d’arrêt clignotants, passages piétons surélevés : de nombreux aménagements pourraient être mis en place pour inciter les automobilistes à réduire leur vitesse dans le secteur, selon elles.

10 000 $ pour la famille

Une campagne de sociofinancement organisée par Mme Ayotte a déjà permis d’amasser 10 000 $ pour la famille.

« Ça a vraiment touché tout le monde dans le quartier. On est tissé serré à Ville-Émard », explique Mme Ayotte avant d’être interrompue par une dame venue porter en main propre un billet de 20 $.

Les parents du jeune Dominik sont arrivés de Hongrie il y a une quinzaine d’années. Leurs trois garçons, nés au Canada, étaient bien connus dans le secteur, explique Mme Arrivault.

« Dominik, c’était un garçon poli, vivant, drôle. C’est une belle famille responsable », assure la voisine en ajoutant que les parents du petit Dominik sont encore « sous le choc ».


► Voir la campagne de sociofinancement : www.gofundme.com/pzbgd-dominik

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