Kingston: un jeune accusé de terrorisme libéré sous conditions

Le jeune, qui ne peut pas être identifié en vertu des dispositions de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, devra toujours être en présence de l’un des deux membres de la famille approuvés par le tribunal.

Il lui est également interdit d’utiliser internet, à moins que cela ne soit permis pour des raisons éducatives. Il devra rester en Ontario, remettre son passeport et porter un appareil de surveillance électronique fourni par la GRC.

Les deux membres de la famille sont responsables de s’assurer que le jeune se conforme aux conditions et pourraient être accusés eux-mêmes s’il ne les respecte pas.

Une enquête policière canadienne initiée par une information de la police fédérale américaine a mené à son arrestation en janvier. Le jeune homme avait préparé un attentat terroriste, mais il n’avait pas choisi de cible particulière, avait déclaré la police à l’époque.

Vêtu d’une veste violette, le jeune homme s’est penché et a examiné le sol pendant une bonne partie des deux heures qu’a passées le juge Herbert Kreling à examiner les arguments présentés par l’avocat de la défense, Simon Borys, et par le ministère public au cours des trois jours d’audience.

Mais il a souri à plusieurs reprises lorsque le juge Kreling a annoncé sa décision de le libérer.

Aucune des preuves, des arguments ou des motifs présentés lors de l’audience ne peut être publiée en vertu d’une interdiction de publication.

« En fin de compte, le juge de paix a conclu que l’adolescent pouvait être libéré dans les circonstances décrites dans les documents de remise en liberté », a déclaré Me Borys aux journalistes après la libération de son client.

« De toute évidence, l’adolescent est très satisfait de cette décision. »

La Couronne aura le droit de demander à un autre juge de réviser la décision du juge Kreling, a admis Me Borys.

« Je comprends l’inquiétude que les gens peuvent avoir en raison de la nature des allégations, a-t-il soutenu. Mais au final, le juge de paix a déterminé dans ce cas que le risque pour le public, entre autres, pouvait être géré avec la libération de l’adolescent. »

En janvier, le jeune homme a été accusé d’avoir délibérément facilité une activité terroriste et d’avoir conseillé à une autre personne de « livrer, poser, faire exploser ou détoner un engin explosif ou un autre engin meurtrier » dans un lieu public.

Le mois dernier, il a par ailleurs été accusé d’avoir proféré une menace et d’avoir « fabriqué ou eu en sa possession ou sous son contrôle des substances explosives » destinées à mettre la vie en danger « ou à causer des dommages graves à la propriété ».

Le jeune est également accusé d’avoir « accompli un acte avec l’intention » de causer des lésions corporelles graves ou la mort à l’aide d’un explosif.

Sa prochaine comparution sera le 30 avril.

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