Le Canada participera à la construction d’une station spatiale internationale près de la Lune

Le Canada se joint à un groupe de nations pour la création d’un avant-poste lunaire habité. Le Canada mettra au point un système robotisé intelligent, le Canadarm3, pour réparer et entretenir la station baptisée Lunar Gateway (passerelle lunaire). La nouvelle station spatiale proche de la Lune devrait entrer en service autour de 2026.

L’implication nationale a été annoncée jeudi matin par le premier ministre Justin Trudeau au quartier général de l’Agence spatiale canadienne (ASC) à Saint-Hubert, près de Montréal. Il était accompagné de plusieurs membres de son cabinet, dont le ministre des Transports Marc Garneau, lui-même ancien astronaute, et de futurs astronautes en formation.

Le projet Lunar Gateway, piloté par la NASA, l’agence spatiale américaine, nécessitera les plus grands investissements dans le domaine depuis deux décennies. Le Canada y contribuera à hauteur de 150 millions par année pour cinq ans dans un nouveau programme d’accélération de l’exploration de la Lune. Ottawa annonce du même coup que 2,05 milliards seront investis dans son programme spatial lors des 24 prochaines années.

« Le projet Lunar Gateway sera le projet le plus ambitieux de l’exploration spatiale des dernières décennies. Le Canada met le cap sur la Lune », a résumé le premier ministre.

La station en orbite lunaire comprendra un laboratoire scientifique, un lieu de rencontre pour les explorations de la Lune et une base pour les explorations vers Mars.

Le Canada est le troisième pays à avoir placé un satellite en orbite, a rappelé l’ASC. Huit astronautes canadiens sont allés dans l’espace.

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