Le Canada se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale

Le climat canadien se réchauffe deux fois plus rapidement que la moyenne mondiale, conclut le Rapport sur le climat changeant du Canada, publié lundi après-midi par le gouvernement fédéral. Le pire des impacts des bouleversements est d’ailleurs à venir pour plusieurs régions du pays, y compris dans les océans, selon ce que précise cette analyse.

Selon les données officielles, la température annuelle moyenne au Canada a augmenté de 1,7 °C depuis 1948. La température annuelle moyenne dans l’ensemble du Nord du pays a augmenté de 2,3 °C depuis cette date.

« Le climat canadien se réchauffera davantage, avec un réchauffement projeté en toutes saisons », précise le rapport, qui devait initialement être publié seulement mardi après-midi. Les prévisions de la température annuelle moyenne à l’échelle du pays pour la fin du siècle (de 2081 à 2100) varient d’une augmentation de 1,8 °C, pour un scénario de faibles émissions, à 6,3 °C pour un scénario d’émissions élevées.

« Seul le scénario de faibles émissions permet de maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale à moins de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels, conformément à l’Accord de Paris. Ce scénario nécessite que les émissions mondiales plafonnent presque immédiatement, avec de rapides et importantes réductions par la suite », souligne le document.

À l’avenir, on prévoit que les précipitations hivernales et annuelles auront tendance à augmenter dans toutes les régions, avec des changements relativement plus importants pour le Nord. Les précipitations estivales afficheront des changements relativement moins importants et on prévoit qu’elles diminueront dans les régions du Sud du Canada d’ici la fin du siècle selon un scénario d’émissions élevées.

Qui plus est, dans le futur, « un climat plus chaud intensifiera certaines conditions météorologiques extrêmes ». Les températures extrêmement chaudes deviendront plus fréquentes et plus intenses. » Cela augmentera la sévérité des vagues de chaleur et contribuera à augmenter les risques de sécheresse et de feux de forêt. Et bien que les inondations à l’intérieur des terres soient causées par de multiples facteurs, « des précipitations plus intenses augmenteront le risque d’inondation en milieu urbain ».

D’autres détails suivront.

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