Le monde réagit à la tragédie

Les réactions ont été nombreuses à la suite des fusillades perpétrées vendredi dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, qui ont fait 49 morts et une multitude de blessés.

Au Québec

Le premier ministre du Québec, François Legault, a écrit que ses pensées accompagnaient les proches des victimes de l’attaque des mosquées.

 

 

Le chef par intérim du Parti libéral, Pierre Arcand, a lui aussi indiqué qu’il gardait les Néo-Zélandais dans ses pensées. « Continuons de dénoncer ces actes de violence insensés », ajoute-t-il.

 

 

« De tout cœur avec la Nouvelle-Zélande », écrit de son côté le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé.

 

 

Manon Massé, de Québec solidaire, parle quant à elle de « consternation » et d’« horreur ». « Mes pensées vont aux gens de la Nouvelle-Zélande, aux familles touchées, aux communautés musulmanes, en particulier à nos ami·e·s de Québec qui voient leurs plaies rouvertes aujourd’hui. Ces actes de terrorisme ne nous diviseront pas », écrit-elle.

 

 

Au Centre culturel islamique de Québec, où une fusillade du genre a fait 6 morts et 8 blessés le 29 janvier 2017, l’ancien président Mohamed Labidi a affirmé que l’actuel état d’esprit de sa communauté était le même qu’au lendemain de la fusillade d’il y a deux ans.

« La haine contre quiconque en raison de sa religion, son statut social, son origine, la couleur de sa peau ou son orientation sexuelle est à condamner sans équivoque », a affirmé la mairesse de Montréal, Valérie Plante, sur les réseaux sociaux.

 

   

Le nouveau chef du Bloc québécois, Yves-François Blanchet, a partagé sa stupéfaction face à l’attentat qui a secoué la Nouvelle-Zélande.

 

 

Ailleurs au Canada

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a réagi à la tragédie tôt vendredi.

« Attaquer les gens pendant leur prière est horrifiant, et le Canada condamne vigoureusement les fusillades survenues aujourd’hui en Nouvelle-Zélande. Nos cœurs vont aux victimes et à leurs familles, et nous partageons le deuil des Néo-Zélandais et des musulmans du monde entier », a-t-il écrit sur Twitter.

 

 

Son ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, a lui aussi partagé sa peine.

 

 

Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a écrit sur Twitter que la liberté avait été attaquée vendredi en Nouvelle-Zélande et que tous devraient pouvoir pratiquer leur religion librement et sans peur.

 

 

Le chef néodémocrate a écrit avoir eu le « cœur brisé » en apprenant la nouvelle. « Mon cœur va aux familles des personnes tuées et à tous ceux qui ont été touchés par cet acte de terreur. L’islamophobie tue, et n’a sa place nulle part dans le monde », a publié Jagmeet Singh sur Twitter.

 

 

Dans le monde

Le président des États-Unis, Donald Trump, a exprimé ses « plus sincères sympathies » et transmis ses « meilleurs vœux » au peuple néo-zélandais après « l’horrible massacre dans les mosquées ».

 

 

Le pape François dénonce de son côté « les actes de violence insensés » survenus à Christchurch et dit prier pour la communauté musulmane et pour tous les Néo-Zélandais. Dans un télégramme de condoléances transmis vendredi, le pape a offert sa solidarité et ses prières aux blessés et aux personnes en deuil d’êtres chers, soulignant qu’il s’agissait d’un moment particulièrement difficile pour le personnel des services d’urgence et de sécurité.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a manifesté son horreur et sa profonde tristesse en affirmant que la Nouvelle-Zélande peut compter sur des appuis dans la lutte contre la haine.

 

 

« Toutes nos pensées pour les victimes des crimes odieux contre les mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande et pour leurs proches. La France se dresse contre toute forme d’extrémisme et agit avec ses partenaires contre le terrorisme dans le monde », écrit de son côté le président français Emmanuel Macron, sur Twitter.

 

 

« Paris s’est réveillée ce matin la gorge nouée en apprenant l’attentat qui a frappé la Nouvelle-Zélande. Une nouvelle fois, la haine a frappé des femmes, des hommes et des enfants, parce qu’ils étaient musulmans », a déploré la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, sur Twitter. La tour Eiffel sera d’ailleurs éteinte à minuit en hommage aux victimes des attentats.

 

 

Le premier ministre italien, Giuseppe Conte, a transmis ses condoléances aux victimes, soulignant que celles-ci « ont été touchées alors qu’elles se trouvaient dans un lieu de prière. Toute forme d’intolérance, de haine et de violence est inacceptable ».

 

 

La chancelière allemande, Angela Merkel, a envoyé un télégramme à la première ministre de la Nouvelle-Zélande pour lui offrir ses condoléances.

« Il s’agit d’une attaque perfide sur des fidèles et sur leur lieu de prière, a-t-elle déclaré vendredi. L’attaque contre des citoyens musulmans est également une attaque contre la démocratie de la Nouvelle-Zélande et sa société ouverte et tolérante. Nous partageons ces valeurs et par conséquent, l’horreur des Néo-Zélandais. »

Le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdoğan, estime que les attentats constituent l’exemple le plus récent de la montée du racisme et de l’islamophobie dans le monde.

 

 

Le premier ministre du Pakistan, Imran Khan, a ajouté que cette islamophobie a culminé depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, car la communauté musulmane est désormais montrée du doigt pour tout acte terroriste commis par un musulman.

 

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