Le mystère plane sur la disparition d’une sans-abri

MONTRÉAL – Le Service de police de la Ville de Montréal est toujours à la recherche d’une autochtone itinérante qui a disparu des rues du centre-ville en décembre.

Donna Paré, 32 ans, vivait dans la rue depuis quelques années, dans le secteur de la place Émilie-Gamelin, à Montréal. Or, personne ne l’a aperçue depuis maintenant quatre mois.

La femme originaire d’Iqaluit dans les Territoires du Nord-Ouest a été rapportée disparue le 26 mars dernier et les enquêteurs du SPVM estiment qu’elle pourrait avoir de mauvaises fréquentations. Ils craignent pour sa santé et sa sécurité.

La coordonnatrice du projet Iskweu au Foyer des femmes autochtones de Montréal, Jessica Quijano, l’a rencontrée il y a quelques années alors qu’elle était travailleuse de rue.

«C’est quelqu’un qui avait beaucoup de défis. Elle n’était pas en contact avec beaucoup de ressources», a-t-elle dit.

Disparues

La mission du projet Iskweu est justement de réduire au maximum le nombre de femmes et de filles autochtones disparues ou assassinées. Ils offrent du support aux familles et aux proches des disparues, notamment quand des autochtones craignent de contacter la police.

Jessica Quijano a rapporté la disparition de Donna Paré le 26 mars, après que des proches lui aient dit qu’elle avait disparu. Depuis, elle a posé une vingtaine d’affiches dans le secteur de la place Émilie-Gamelin.

«C’est inquiétant. Considérant tout ce qui se passe au Canada et le nombre de disparitions de femmes non résolues, on espère que ça ne va pas être le cas avec Donna», a-t-elle dit.

Contenu similaire