Le Parti québécois a la mémoire courte

Débusquer les fausses nouvelles, vérifier les déclarations des politiciens, trouver les vrais chiffres : les recherchistes de notre Bureau d’enquête, basées à Montréal, Québec et Ottawa, se spécialisent dans l’art de rétablir les faits. Chaque samedi, elles vous présentent leurs trouvailles pour vous permettre d’y voir plus clair dans l’actualité de la semaine.


La décision de la députée Catherine Fournier de quitter le Parti québécois (PQ) a amené son ancienne formation politique à détailler la démarche qui sera entreprise pour se renouveler.

Un congrès extraordinaire, en novembre, permettra aux membres du parti d’adopter un nouveau « texte fondateur » axé sur l’indépendance. Cette démarche définira donc les priorités du PQ avant l’élection de son prochain chef.

« On veut faire rupture avec la théorie du sauveur, avec l’idée qu’une personne peut venir sauver le parti. C’est vraiment une rupture avec le passé, parce que c’est la première fois qu’on tient le congrès avant la course [à la chefferie] », a affirmé la présidente du Parti québécois, Gabrielle Lemieux.

Mme Lemieux n’a pas tout à fait raison : ce n’est pas la première fois que les membres du PQ tiennent un congrès et adoptent un programme avant d’élire un nouveau chef. En effet, en 2005, le PQ avait déjà adopté son programme pendant son congrès, en juin, avant qu’une course à la direction ne couronne André Boisclair en novembre.

Mais cette séquence d’événements n’avait pas été planifiée. Le chef du PQ, Bernard Landry, en avait surpris plusieurs en démissionnant à la fin de ce congrès, après n’avoir obtenu que 76,2 % d’appuis lors d’un vote de confiance.

En devenant chef quelques mois plus tard, M. Boisclair n’avait eu d’autre choix que d’embrasser le programme péquiste et de le porter à l’élection suivante.

Contenu similaire