Les commissions scolaires doivent prévenir les futurs enseignants

Les commissions scolaires doivent immédiatement adapter leur processus d’embauche afin de prévenir les candidats aux postes d’enseignants qu’ils ne pourront porter de signes religieux. Le projet de loi sur la laïcité du gouvernement Legault interdira aux futurs employés de l’État en position d’autorité, comme les enseignants et directeurs des écoles primaires et secondaires publiques, d’afficher leur conviction religieuse. 

Les professeurs actuels bénéficient d’un droit acquis de porter un signe religieux, mais cette clause « grand-père » a pris fin le 27 mars, la veille du dépôt du texte de loi du ministre Simon Jolin-Barrette. 

Personnes candidates

La mécanique de recrutement des futurs enseignants doit être ajustée dès maintenant, selon la Fédération des commissions scolaires. 

« À l’heure actuelle, une commission scolaire doit informer une personne candidate à un poste de direction ou d’enseignant lors du processus d’embauche et lui dire que le port de signe religieux ne sera pas permis à l’adoption du projet de loi s’il est adopté tel quel par l’Assemblée nationale. Elle doit aussi l’informer à l’effet qu’il n’y aurait pas de droit acquis après la date du 27 mars », précise son porte-parole, Bruno-Pier Cyr. 

Si un étudiant ou un stagiaire en enseignement portant un signe religieux peut être embauché, il devra se conformer à la loi dès sa sanction si la législation est adoptée dans sa mouture actuelle, précise le relationniste. 

Changer de profession

Hier à l’Assemblée nationale, François Legault a prévenu les futurs enseignants qu’ils devront retirer leur signe religieux ou changer de profession. 

« Il y a d’autres emplois de disponibles. C’est important, les enseignants, les policiers, les gardiens de prison, les juges, que ces personnes-là ou ceux qui planifient avoir un emploi dans ce secteur-là, bien qu’ils comprennent qu’au Québec, pour occuper ces fonctions-là, il ne faut pas porter de signes religieux », a dit le premier ministre. 

M. Legault a rappelé que son projet de loi sur la laïcité ne s’applique que sur le lieu de travail des employés de l’État en position d’autorité.  « Il faut comprendre que ces personnes-là peuvent décider pendant qu’elles occupent l’emploi de ne pas porter de signes religieux, de les porter sur la place publique, à la maison, mais quand on occupe un poste d’autorité, au Québec, on ne peut pas porter de signes religieux », a insisté M. Legault. 

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