L’industrie du taxi ferme sur ses revendications

Les chauffeurs de taxi n’ont pas l’intention de mettre de l’eau dans leur vin, alors qu’ils s’apprêtent à s’asseoir avec le ministère des Transports, lundi.

Presque deux semaines après le dépôt du projet de loi 17 sur la réforme de leur industrie, et une fin de semaine après un incident dramatique qui a mis sur la glace leurs moyens de pression, la position des chauffeurs n’a pas bougé d’un centimètre.

« La demande de l’industrie est toujours la même : ça prend le retrait du projet de loi 17 pour que l’on puisse négocier pour vrai », maintient Félix Tremblay, responsable des communications de la mobilisation des taxis.

« On ne voit pas comment on peut négocier quand la prémisse de la conversation, c’est la faillite de 22 000 familles », poursuit-il, en référence au nombre de détenteurs de permis de taxis et aux chauffeurs de voitures au Québec.

Selon ce porte-parole, les dirigeants de l’industrie vont rencontrer des représentants du ministère des Transports à Montréal ce matin, mais il ne serait pas question d’un entretien avec le ministre.

Après une brève éclipse, les moyens de pression devraient rependre graduellement cette semaine, selon M. Tremblay. Lundi, une manifestation est à prévoir en marge de cette réunion de travail, mais « rien de majeur », précise-t-il.

Un rassemblement citoyen est par ailleurs prévu mercredi soir au carré D’Youville, à Québec. « On est solidaires et on partage leur indignation », a affirmé l’une des initiatrices Marie-Noël Béland.

Bonnardel interpellé

À Granby, dimanche, une vingtaine de chauffeurs de taxi ont fait entendre leur colère au ministre François Bonnardel, tandis qu’il participait à un déjeuner public. L’élu a ensuite été aperçu en train de discuter avec les manifestants.

Malgré un discours apaisant et plusieurs appels au « dialogue », M. Bonnardel a toujours maintenu son intention d’aller de l’avant avec le projet de loi, et de ne pas offrir davantage que 500 M$ en dédommagements aux détenteurs de permis de taxi.

-Avec l’Agence QMI et Arnaud Koenig-Soutière

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