L’ouverture d’une usine importante de saumon génétiquement modifiée est dénoncée

Des groupes québécois opposés aux OGM dénoncent l’ouverture d’une usine majeure de production de saumon génétiquement modifié à l’Île-du-Prince-Édouard.

Propriété de la firme américaine Aquabounty, l’usine établie dans l’est de l’île, à Rollo Bay, vient d’obtenir les autorisations du gouvernement canadien pour commencer sa production de saumon génétiquement modifié (GM).

«Le Canada était le premier pays (au monde) à autoriser la consommation du saumon GM. Il emboîte rapidement le pas des États-Unis en autorisant la production commerciale», a dénoncé mardi Thibault Rein, du groupe Vigilance OGM.

L’usine terrestre d’Aquabouty produira jusqu’à 250 000 kg de saumon atlantique GM par année. En raison des modifications génétiques, ces saumons, qui sont commercialisés sous le nom d’AquAdvantage, connaissent une croissance deux fois plus rapide que les saumons produits dans les fermes d’aquaculture.

Ces saumons devraient être mis en vente au Québec dans le courant de 2019, selon Vigilance OGM.

«Cette nouvelle usine signifie que les Québécois mangeront davantage de saumon génétiquement modifié sans le savoir. La CAQ a promis l’étiquetage obligatoire des OGM lors des dernières élections, il est donc primordial de passer rapidement des paroles aux actes», a souligné M. Rehn.

Les pêcheurs autochtones de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent craignent en outre la contamination des populations naturelles de saumons atlantiques.

«Même minime, (la contamination) serait catastrophique pour les saumons sauvages dont le patrimoine génétique résulte de millénaires de sélection naturelle», a souligné pour sa part Catherine Lambert Koizumi, directrice de l’Association de gestion halieutique autochtone mi’gmaq et malécite (AGHAMM).

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