Meurtre de sa mère : il ne perd pas espoir malgré la disparition de preuves

Chaque année depuis 38 ans, le 1er avril est une journée particulièrement triste pour Stéphane Luce. Alors qu’il n’était qu’un enfant, en 1981, Stéphane Luce a perdu sa mère d’une terrible manière: celle-ci a été battue à mort, et le crime n’a toujours pas été résolu.

«Ma mère a été assassinée alors qu’elle dormait paisiblement dans son lit», raconte-t-il en entrevue au Québec Matin avec Jean-François Guérin. «Il y quelqu’un qui l’attendait à l’intérieur de son appartement, et l’a battue à coups de bâton, s’est acharné essentiellement sur son visage. Elle s’est retournée sur le côté et elle a été achevée par la boîte crânienne» détaille M. Luce.

Il avait 13 ans lorsqu’il a perdu sa mère, Thérèse Henrie, aussi connu sous le nom de Roxanne Luce, une épreuve dont il ne s’est jamais remis.

«Chaque année il y a des »flashback » qui reviennent : la dernière fois que je l’ai vue, l’annonce de sa mort, les funérailles, et le blackout qui a suivi. Je me questionne, est-ce qu’il y a des choses que j’ai oubliées qui pouvaient être essentielles? Ça revient toujours, on n’est pas capable de se débarrasser de cela», ajoute-t-il.

M. Luce a bien tenté au cours des années de faire avancer le dossier, sans succès. Il s’est même rendu compte que des éléments importants, qui auraient pu faire avancer l’enquête avec les technologies modernes, ont disparu.

«Le cheveu du suspect présumé aurait été détruit deux ans après le meurtre, en 1983. L’empreinte digitale qui était sur l’arme du crime a aussi disparue, et elle n’a pas été envoyée chez Interpol. On n’a pas de moyens de savoir s’il y aurait eu un match aujourd’hui. Le sac à ordures dans lequel l’arme du crime était emballée, le bâton de 26 pouces, qui était maintenu par 5 bandelettes de ruban gommé, ça aussi c’est disparu. Ça fait quand même beaucoup d’éléments sur lesquels on pourrait trouver des traces biologiques.»

Quelqu’un aurait-il volontairement fait disparaître ces éléments de preuve? Impossible de répondre à la question selon le fils de la victime.

«J’ai des doutes sur une personne en particulier, je suis en train de travailler à ce niveau, car j’aimerais bien un jour rencontrer une Nicole C. qui est la conjointe actuelle de cet homme-là», confie-t-il.

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