Montréal: les victimes de Frédérick Gingras encore ébranlées

MONTRÉAL – Des victimes de Frédérick Gingras ont témoigné jeudi au palais de justice de Montréal pour dire que leur vie avait basculé dans la nuit du 4 au 5 décembre 2016, alors que l’accusé menait une virée meurtrière dans l’est de Montréal.

Les proches de James Jardin et de Chantal Cyr, deux personnes abattues par Gingras, vivent avec les séquelles de ces événements.

«Je ne pourrai pas pardonner son geste», a dit Carolanne Cyr-Vanier, la fille de Chantal Cyr, qui attendait sa mère après son quart de travail dans une station-service.

«Je trouvais important de dire qu’une part de moi pardonne à la famille, mais je ne pourrai jamais pardonner le geste de l’accusé», a-t-elle ajouté.

Gingras a d’abord abattu James Jardin, avec qui il se trouvait dans un logement. Ensuite, il s’est rendu dans une station-service avec l’arme et il a ouvert le feu sur Chantal Cyr, avant de prendre son véhicule.

L’accusé a pris la fuite et a ouvert le feu dans deux autres résidences. Une femme a raconté au tribunal avoir dû se réfugier avec ses deux filles de 8 et 11 ans chez une voisine. Elle a dit ne plus se sentir en sécurité nulle part depuis ces événements.

Schizophrénie sévère

Une suggestion commune de 19 ans de prison pour les deux chefs d’homicide involontaire a été déposée. On veut également que Frédérick Gingras, qui souffre de schizophrénie sévère, soit déclaré non criminellement responsable des deux tentatives de meurtre parce qu’il était en psychose durant cette nuit.

On souhaite aussi qu’il soit déclaré délinquant à haut risque. Au terme de sa peine, il devrait ainsi revenir devant la commission d’examen des troubles mentaux. Pour se défaire de cette étiquette, il devrait aussi revenir devant un juge de la Cour supérieure.

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