Neuf mois de prison pour avoir fait flamber un ami avec de l’alcool à 94 %

Un homme, qui a aspergé son meilleur ami et sa copine de 17 ans avec de l’alcool à 94 % avant de les embraser avec un briquet, passera les neuf prochains mois en prison.  

Il s’agit d’une lourde peine pour celui qui «ne peut expliquer rationnellement son geste» encore aujourd’hui.  

En mai 2017, Rémi Crête et son très bon ami font la fête dans un bar où les serveurs font flamber des verres d’alcool à 94 %.  

Impressionné, il récupère l’alcool en question avant de se rendre à une fête. À cet endroit, l’accusé asperge sans raison une première fois son ami qui manifeste son mécontentement. Pourtant, quelques instants plus tard, Crête récidive alors que la copine de son ami est assise sur lui.  

Pire, Crête allume un briquet, ce qui enflamme d’un coup son ami.  

Ce dernier est gravement brûlé au visage. Sa copine Emy Perron, qui tente d’éteindre les flammes, sera brûlée au 3e degré au torse et sera hospitalisée un mois et demi.  

 Pas un accident  

Le juge Steve Magnan, qui a reconnu les « remords » sincères de l’accusé, a tout de même rappelé qu’« il ne s’agissait pas d’un accident » et qu’il a ainsi « montré une insouciance déréglée et téméraire à l’égard de la sécurité d’autrui ».  

Il n’a donc pas retenu la proposition d’une absolution conditionnelle demandée par l’accusé, le condamnant plutôt à neuf mois de prison pour mettre l’accent sur la dissuasion, «afin de conscientiser les jeunes adultes aux conséquences de s’enivrer et de commettre des gestes irréfléchis».  

 Emy Perron a tenu à s’adresser aux médias au terme des procédures judiciaires. «Je suis vraiment contente, il mérite ce qu’il a eu et ça va me permettre de passer à autre chose», a-t-elle réagi.  

 Mme Perron rappelle que c’était la première fois qu’elle rencontrait l’accusé au moment des faits.  

 Elle a également apprécié le message de dissuasion lancé par le juge : «Il faut avoir une tête sur les épaules, même quand tu veux boire.»

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