Nomination du prochain patron de l’UPAC: le Parti québécois soupçonne Geneviève Guilbault de vouloir imposer son choix aux élus

Le Parti québécois soupçonne le gouvernement Legault de vouloir imposer aux députés de l’Assemblée nationale le prochain commissaire de l’UPAC. 

Le projet de loi 1 de la CAQ prévoit que le choix des patrons de l’UPAC, de la Sûreté du Québec et du DPCP devra dorénavant être approuvé par le deux tiers des parlementaires pour éviter les nominations politiques.  

Dans le texte, la ministre Geneviève Guilbault a toutefois retiré l’exigence de sélectionner au moins trois candidats qualifiés au poste de chef de l’UPAC avant de soumettre la liste aux élus. Ce qui laisse craindre le pire, selon l’opposition péquiste.   

«Est-ce que la ministre a déjà fait son choix d’une seule candidature et c’est celle-là qu’elle veut voir choisie par les parlementaires? La question se pose!» a lancé mercredi le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé.  

Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé

Simon Clark/Agence QMI

Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé

La ministre de la Sécurité publique soutient que c’est plutôt parce qu’il n’y a pas toujours trois «bons candidats» pour ce poste névralgique que son gouvernement souhaite modifier la loi sur le processus de nomination du patron de l’escouade chargée de lutter contre la corruption.

«Notre intention est de faire en sorte qu’il n’y ait pas de nombre précis obligé, qu’il n’y ait pas de maximum ou de minimum de candidats obligatoires pour pouvoir procéder», a-t-elle insisté. Geneviève Guilbault a admis que dans certains cas, un seul candidat pourrait être jugé apte à occuper le poste de patron de l’UPAC. «Il y aura le nombre qu’il y aura, on est toujours libre de faire d’autres appels de candidatures aussi si nous jugeons qu’il n’y a pas suffisamment de bons candidats», a-t-elle renchéri. 

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