Plaintes sur les chaussées glacées à Montréal: pas assez de budget et de mauvaises décisions, selon l’opposition

Au-delà des conditions climatiques difficiles, un budget insuffisant et de mauvaises décisions expliquent l’accroissement substantiel des plaintes sur les chaussées glacées, soutient Ensemble Montréal.

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Le nombre de plaintes pour des trottoirs et des rues mal déglacés ou déneigés a plus que doublé cet hiver par rapport à l’année précédente, révélait un article de notre Bureau d’enquête. Il est question de plus de 12 800 plaintes, comparativement à un peu plus de 6100 signalements en 2018.

Invité de nouveau à réagir, le cabinet de la mairesse s’est fait avare de commentaires, mercredi, réitérant qu’ils prennent «le temps de faire un bilan de l’hiver actuellement».

«Malheureusement, c’est un constat auquel personne ne peut être surpris», a dit Lionel Perez au sujet du nombre de plaintes.

«Nous avons vécu un hiver difficile, mais où il y a eu beaucoup de plaintes concernant la façon dont la Ville a géré son déneigement ainsi que les trottoirs glissants», a-t-il ajouté.

Les variations climatiques à elles seules ne suffisent pas à expliquer l’insatisfaction des Montréalais, selon le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville. Le budget de déneigement, qui est de 166 millions $ cette année, devrait être augmenté selon lui.

«Alors c’est une question de budget, mais aussi de prendre de bonnes décisions. Évidemment, ils ne l’ont pas fait», a enchaîné M. Perez, au sujet de l’administration de la mairesse Valérie Plante.

Par exemple, «ils n’ont pas déclaré de chargement fin novembre, début décembre, et cela a créé un effet domino où on a eu des blocs de glace à travers tout l’hiver».

«Les puisards ont été bloqués», de telle sorte que l’eau de pluie ne s’est pas écoulée, ce qui «a engendré plus de problématiques par la suite», a-t-il ajouté.

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