Proposition d’abolir le bulletin scolaire chiffré

Ces propositions sont toutefois mal accueillies par le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge.

Dans son rapport dont Le Devoir a obtenu copie, l’organisme explique que le phénomène qu’il qualifie de course aux notes décourage les élèves les plus faibles et les empêche d’accéder aux programmes contingentés au cégep et à l’université. Le CSE ajoute que les notes créent aussi de l’anxiété.

Maryse Lassonde, présidente du Conseil supérieur de l’éducation, précise dans le rapport que la moyenne de groupe n’apprend strictement rien à l’élève. Mme Lassonde, qui dit avoir une formation en neuropsychologie, insiste sur la nécessité du plaisir d’apprendre et du développement de l’estime de soi.

Le Conseil ne recommande pas l’abolition du bulletin mais suggère que les notes chiffrées, qui permettent trop les comparaisons, puissent par exemple prendre la forme de cotes, de tableaux ou même de graphiques. Maryse Lassonde signale que l’Ontario a éliminé les moyennes de groupe en 2010.

Le ministre Roberge a toutefois réagi mercredi matin en entrevue à Radio-Canada après avoir pris connaissance du rapport de 94 pages du Conseil supérieur de l’Éducation. Il a clairement dit qu’il n’était pas question d’éliminer les notes chiffrées et les pourcentages dans les bulletins qui aident les parents à bien les comprendre, à son avis.

Le ministre croit tout de même que les avis du Conseil peuvent être utiles aux équipes scolaires.

Le débat sur les bulletins chiffrés n’est pas nouveau au Québec. Il y a près de 20 ans, le premier ministre Lucien Bouchard avait manifesté sa préférence pour des bulletins chiffrés alors qu’à l’époque, des bulletins de notes avec des lettres étaient distribués. Le ministre de l’Éducation était alors l’actuel premier ministre François Legault.

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