Rapport préoccupant sur le centre de prévention de la radicalisation

La Ville de Montréal et le gouvernement du Québec se questionnent sur la gestion du centre de prévention de la radicalisation menant à la violence qui a été placé, il y a quelques semaines, sous une administration provisoire. 

En 2015, Denis Coderre qui était maire de Montréal annonçait avec fierté la création de ce centre qui était une première selon lui en Amérique du Nord. 

C’est en vertu d’une demande d’accès à l’information que TVA Nouvelles a obtenu un rapport de vérification du Contrôleur général, chargé de faire la lumière sur la façon dont était administré le centre. 

De larges extraits ont été caviardés dans le document de 45 pages, mais deux passages retiennent l’attention. 

Le premier concerne le directeur, Herman Deparice-Okomba, dont le salaire à l’embauche s’élevait à 106 380$. 

On apprend qu’il recevait de la Ville des bonis de performance annuellement. Or M. Deparice-Okomba n’était pas assujetti à ce type de bonis étant donné que ses services avaient été prêtés par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). 

Le contrôleur général a aussi examiné des prises de position d’employés qui soulèvent des interrogations. 

On cite en exemple une entrevue à QUB radio de Maxim Fiset, un ex-néonazi qui est maintenant un chargé de projet au centre de prévention de la radicalisation. 

L’entrevue se transforme pratiquement en altercation entre l’animatrice Sophie Durocher et l’invité qui, selon son code de conduite, doit entretenir des relations de respect mutuel.

-D’après une reportage d’Yves Poirier

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