S’il doit faire tuer ses trois chiens agresseurs, il le fera

POTTON | Le propriétaire des trois chiens qui ont attaqué sauvagement une joggeuse vendredi dernier en Estrie est prêt à ce que ses chiens soient tués si la Société protectrice des animaux le recommande.

« Si on me l’exige, je vais le faire », a dit sans hésiter Alan Barnes lorsque Le Journal s’est présenté chez lui, lundi, à Potton.

Vendredi vers 18 h, une femme dans la cinquantaine faisait son jogging sur le terrain de l’aéroport, près de la maison de M. Barnes, lorsqu’elle a été attaquée par ses trois chiens, Cool Joe (7 ans), June Bugg (1 an et demi) et Sox (1 an et demi).

Selon nos informations, les premiers répondants qui sont arrivés sur les lieux ont qualifié la scène de « véritable massacre ». Juste l’opération de lundi aurait duré quatre heures.

Le propriétaire des chiens n’était pas avec eux lorsque la femme a été attaquée, mais c’est ce dernier qui a appelé les services d’urgence lorsqu’il a vu la femme gisant au sol ensanglantée sur le bord du chemin.

« J’aurais dû être avec eux comme je le fais toujours », a avoué avec remords l’homme de 58 ans.

« Je suis dévasté et je me sens coupable parce que tout cela est de ma faute », a ajouté celui qui est présentement sans emploi. Il ajoute que ses chiens n’auraient jamais été violents dans le passé.

Réglementation revue

Lors du conseil de ville lundi soir, le maire du canton de Potton, Jacques Marcoux, a affirmé à la vingtaine de citoyens présents qu’il allait revoir la réglementation afin qu’un tel incident ne se reproduise plus.

« M. Barnes était en infraction puisque l’incident s’est produit à l’extérieur d’une zone urbaine et qu’il aurait dû avoir ses chiens en laisse, en cage ou être en contrôle de ceux-ci », a soutenu le maire.

Il a ajouté souhaiter avoir une entente avec la Société protectrice des animaux (SPA) afin que l’on puisse prendre en charge les chiens dangereux.

Les trois chiens sont à la SPA de l’Estrie depuis dimanche.

Quarantaine

« Les chiens sont en quarantaine et nous sommes en train de les évaluer afin d’envoyer notre rapport à la municipalité. Ensuite, ce sera à elle de prendre une décision », a fait savoir la directrice des opérations, Guylaine Lessard.

Les chiens seraient des croisements de plusieurs races différentes dont, entre autres, labrador, border collie et boxer.

M. Marcoux est un ami de la victime et il a mentionné qu’elle avait subi une opération de quatre heures lundi et qu’elle devra en subir une autre mardi.

« Comme on dit, elle n’est pas sortie du bois et elle se trouve dans un état semi-comateux », a-t-il déclaré.


► La Sûreté du Québec a fait savoir que l’enquête était toujours en cours.

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