Soulagées que Santé Canada enquête sur les implants mammaires

Deux femmes de Québec qui affirment avoir développé la « maladie des implants mammaires » se réjouissent de voir Santé Canada évaluer la sécurité des prothèses après que plusieurs femmes ont souligné avoir des problèmes.

« Je suis très heureuse de voir que Santé Canada commence enfin à admettre que les implants mammaires pourraient être des tueurs silencieux ! », indique Marjolie Picard-Perron, âgée de 27 ans.

Le Journal l’a rencontrée en compagnie de Nadia Levesque. Les deux femmes ont choisi d’avoir recours à l’intervention chirurgicale pour des raisons personnelles et déplorent le manque d’information lors de la vente du produit. Il est toutefois important de préciser qu’elles n’ont pas reçu de diagnostic d’un spécialiste établissant un lien entre leurs problèmes et leurs implants.

Des problèmes dès l’an un

Mme Picard-Perron a commencé à éprouver des problèmes de santé dès 2011, soit un an après son opération. Elle raconte avoir eu des crises de panique et a vu apparaître différentes plaques rouges sur son corps au fil du temps. Elle a aussi éprouvé des douleurs à la poitrine.

« J’ai passé plusieurs examens, mais mes résultats étaient normaux », souligne celle qui a encore des malaises, par moment.

En 2014, elle voit apparaître de nouveaux symptômes, en plus du syndrome de Guillain-Barré. « J’ai paralysé des deux jambes et des deux bras », note Mme Picard-Perron. « Les médecins n’ont pas été en mesure de trouver la cause ».

La liste de problèmes s’allonge jusqu’en 2018. Entre autres, elle développe une perte de sensibilité dans ses membres. Mme Picard-Perron est en processus pour faire retirer ses implants.

Elle se sent mieux

Nadia Levesque, 49 ans, a décidé de faire retirer ses implants mammaires texturés en janvier dernier. Depuis, elle a vu plusieurs de ses symptômes disparaître. Elle avait des serrements, des douleurs à la poitrine et des étourdissements.

« On cherchait et on cherchait. J’avais l’impression que ma vie était finie. Je ne veux plus que personne perdre six ou sept ans de sa vie comme moi », souligne-t-elle.

Le ministère de la Santé a récemment annoncé que les Québécoises avec des implants mammaires texturés devaient être contactées afin qu’elles soient prévenues du risque de cancer. Une demande d’autorisation d’intenter un recours collectif contre des fabricants a aussi été déposée à la Cour.

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