Taxis: d’autres actions à venir la semaine prochaine

Les représentants des chauffeurs de taxi comptent participer à une rencontre prévue lundi avec le ministre des Transports même s’ils n’écartent pas d’autres actions d’éclat, la semaine prochaine.  

Au lendemain d’une autre manifestation des chauffeurs de taxi, au cours de laquelle ils ont massivement exprimé leur colère dans le centre-ville de Montréal, un porte-parole de l’industrie a assuré qu’ils répondront présents à l’invitation du ministre des Transports, François Bonnardel.   

Réitérant l’importance du dialogue, le ministre les a conviés lundi «à une nouvelle rencontre afin de poursuivre les discussions» sur le projet de loi 17 sur le transport rémunéré de personnes par automobile visant une modernisation de l’industrie, en laissant notamment la porte ouverte au concurrent Uber.   

«Je vais être présent lundi», a confié samedi sur LCN Jean-Paul Wilson, représentant du Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM), représentant les chauffeurs et les propriétaires de taxi.   

Ce dernier a rappelé que les chauffeurs étaient «bouleversés» par la situation. L’industrie voudrait notamment avoir des explications sur le mot «permis». M. Wilson s’est aussi interrogé sur le fait que la question de la location des permis de taxi n’était pas dans le projet de loi.   

«Comment quelqu’un qui a un permis de taxi et qui n’est pas chauffeur va faire pour louer son taxi», a demandé M. Wilson.   

Le représentant a toutefois salué samedi l’ouverture au dialogue du ministre Bonnardel.   

«Nous avons déjà décortiqué certains irritants dans ce projet de loi. On va devoir travailler en équipe. Nous sommes à peu près sept représentants. Nous sommes en train d’enlever tout ce qui est irritant et de faire des propositions aussi. C’est une ouverture du ministre et nous allons en profiter.»   

Jean-Paul Wilson a dit qu’une proposition concernée de l’industrie du taxi sera déposée lors des consultations particulières liées au projet de loi qui débuteront le 10 avril prochain.   

«Nous sommes en train de nous battre pour que le propriétaire de taxi qui a possédé son taxi il y a longtemps et que celui qui vient d’acheter un [permis de] taxi à 200 000 $, on va défendre leur intérêt», a-t-il ajouté.   

Sur la question de nouveaux moyens de pression, le représentant a expliqué que toute décision sera prise après lundi sans toutefois vouloir en dire plus.

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