Tony Clement évoque une «difficile crise personnelle»

L’ex-ministre conservateur Tony Clement, qui a annoncé la semaine dernière qu’il ne se représentera pas aux élections fédérales de l’automne prochain dans la foulée d’un scandale de messages à connotation sexuelle, a admis avoir atteint le fond du baril au cours de cette «difficile crise personnelle».

«Je suis descendu au fond d’une vallée sombre et profonde dont j’ai tenté de m’extirper par moi-même. J’ai échoué», a dit dimanche le député ontarien en entrevue à l’émission Question Period à CTV.

L’automne dernier, Tony Clement avait dû se résoudre à admettre qu’il avait envoyé des photos et vidéos sexuellement explicites à plusieurs femmes. Or, il a fait l’objet de chantage de la part de deux hommes, ce qui l’a amené à aviser la Gendarmerie royale du Canada. Deux suspects ont ensuite été arrêtés en Côte-d’Ivoire.

Tony Clement assume l’entière responsabilité pour son «comportement irrationnel», bien qu’il juge que le mode de vie parfois solitaire qui vient avec la vie de politicien à Ottawa pourrait avoir joué un rôle dans ses gestes.

«Je voudrais envoyer un message aux autres parlementaires et à mes collègues. Si vous faites face à un problème similaire au mien, que ce soit l’alcool, les drogues, le jeu, une dépendance au magasinage ou peu importe quoi, allez chercher de l’aide», a lancé celui qui est justement suivi par un professionnel depuis les révélations de l’automne dernier.

Expulsé du caucus conservateur, Tony Clement a expliqué qu’il croit qu’il aurait pu conserver son siège l’an prochain, mais qu’il ne voulait pas nuire à son ancien chef, Andrew Scheer. «Je ne veux pas être une distraction. Les autres options qui m’étaient offertes – me présenter comme indépendant ou pour [Maxime] Bernier – ne me plaisaient pas.»

Le député ontarien, qui a notamment été ministre de l’Industrie, de la Santé et président du Conseil du Trésor sous Stephen Harper, va terminer son mandat et ne compte pas faire de retour en politique par la suite.

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