Trains de banlieue : manifestation à la Gare Centrale

Quelques centaines de clients des lignes de train de banlieue Deux-Montagnes et Mascouche se sont rassemblés lundi matin à la Gare Centrale pour déplorer la baisse de leur qualité de vie qu’entraînera l’arrêt de leurs lignes de train en raison des travaux de construction du REM.

«Temps volé avec mes enfants : plus ou moins 6 h par semaine», pouvait-on lire sur une pancarte brandie par la manifestante Karolyne Viau, faisant référence à son temps de transport qui devrait doubler lorsque le train sera arrêté dès le début de 2020.

Plusieurs personnes avaient profité de la date du 1er avril pour fabriquer des signes en forme de poisson, qualifiant de «blagues» les mesures d’atténuation annoncées à la fin du mois de février, soit des autobus qui amèneront les gens à des stations de métro.

D’autres ont calculé le nombre d’heures additionnelles qu’ils passeront dans les transports en commun au fil des ans, comme Ilian Kirimidtchiev, qui estime que cela totalise l’équivalent de 200 jours complets. «Si on est tous d’accord que le temps c’est de l’argent, on nous demande à tous d’investir. Mais nous ne sommes pas des actionnaires, nous sommes des usagers qui vont continuer de payer», a-t-il dit.

L’organisateur du rassemblement, Cédric Boileau, était heureux de voir autant de gens réunis pour la cause. «Ça démontre qu’on n’est pas juste une poignée de gens. Chaque personne ici représente une famille», a-t-il dit.

«C’est inacceptable de jouer ainsi avec le futur des gens, qu’il s’agisse de leurs études, de leur travail. On ne peut pas quantifier le stress que subissent les familles.»

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