Une Audi défonce leur maison et leur assureur se fait chiche

Près de quatre mois après qu’une automobile eut éventré sa résidence, un propriétaire de Brossard désespère d’en arriver à une entente avec son assureur et que débutent les travaux de réparation.

« Mon assureur me niaise. J’ai dû engager un inspecteur et un ingénieur pour évaluer les dommages », déplorait hier Besnik Hoxha, un père de famille résidant au coin des avenues Van Dyck et Panama, à Brossard.

« Je suis triste. Je ne veux pas améliorer ma maison. Je veux simplement qu’on la remette comme avant, et rentrer chez moi », a-t-il continué.

Le 10 décembre, vers 22 h, une Audi noire a effectué tout un vol plané avant de terminer sa trajectoire dans le mur de briques de sa résidence familiale.

Derrière le mur se trouvait la chambre principale, heureusement vacante à ce moment-là, dont le mur a cédé comme une feuille de papier, lors de l’impact.

Des travailleurs limitaient les dégâts au lendemain de l’incident en installant des poutres de soutien.

Photo Jonathan Tremblay

Des travailleurs limitaient les dégâts au lendemain de l’incident en installant des poutres de soutien.

Impacts familiaux

Depuis l’événement, la famille Hoxha n’a pas réintégré sa demeure.

Après avoir habité à l’hôtel durant plusieurs semaines, elle a été relogée dans un appartement à proximité.

Entre ses rendez-vous avec l’assureur et son travail, le père de famille doit aussi se rendre chez le psychologue avec son garçon de 9 ans, traumatisé par le sinistre aux allures d’explosion.

Le petit, couché dans la pièce adjacente, avait figé de peur sous ses draps couverts de poussière. Une partie de sa chambre avait été complètement détruite.

« C’est beaucoup pour moi. Je veux juste que les travaux commencent, qu’on en finisse. Mais j’ai peur de me faire avoir », a-t-il soupiré.

La voiture, alors qu’elle venait d’atterrir sous la fenêtre de la demeure, le soir de l’accident.

Photo courtoisie

La voiture, alors qu’elle venait d’atterrir sous la fenêtre de la demeure, le soir de l’accident.

Estimations divergentes

Selon lui, son assureur La Personnelle, filiale du Mouvement Desjardins, ne lui concédait que 57 000 $ pour effectuer les réparations.

Or, d’après l’évaluation des spécialistes qu’il a mandatés, les dégâts représentent une valeur de 92 000 $.

« Quand j’ai rencontré l’assureur, il n’avait même pas calculé les dommages au gazon, aux arbres, à la clôture et au sous-sol. Il ne veut payer que pour le trou », lance avec découragement l’homme de 39 ans.

De nombreuses fissures ont d’ailleurs été remarquées hier à l’intérieur de la demeure, notamment au sous-sol.

Après avoir été avisée de la situation par Le Journal hier après-midi, La Personnelle a offert au propriétaire de réévaluer l’indemnisation.

Ne gérant que les dommages corporels et non matériaux, la Société de l’assurance automobile du Québec ne s’est pas enquise de ce dossier.

La police de Longueuil indique qu’aucun constat d’infraction ni aucune accusation n’ont été émis envers le conducteur. Il n’y avait eu aucun blessé.

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