Une demande d’action collective déposée contre l’archidiocèse de Montréal

Une demande d’action collective a été déposée, mercredi au Palais de justice de Montréal, contre l’Archevêque catholique romain de Montréal et la Corporation archiépiscopale catholique romaine de Montréal pour des agressions sexuelles commises par « ses préposés ».

La demande d’action collective vise la période s’étirant de 1940 à nos jours et inclut autant les agressions commises par des membres du clergé que par des employés ou des bénévoles laïcs qui évoluaient à l’archidiocèse de Montréal.

Une des victimes de l’abbé Brian Boucher — qui a été condamné la semaine dernière à huit ans de prison pour des agressions commises sur deux mineurs — souhaite agir en tant que représentant de cette action collective.

Le cabinet Arsenault Dufresne Wee Avocats, qui pilote le recours, réclame que le demandeur, âgé de 33 ans, reçoive 300 000 $ en dommages non pécuniaires, 150 000 $ en dommages pécuniaires et 150 000 $ à titre de dommages punitifs.

Il est spécifié, dans le document de cour, qu’« il est raisonnable de croire que l’abbé Boucher et d’autres prêtres préposés des défenderesses ont pu faire plus de victimes ».

Il est également avancé que « les défenderesses savaient ou devaient savoir que l’abbé Boucher agressait sexuellement des enfants » et que « les défenderesses […] ont préféré la culture du silence ».

Le cabinet Arsenault Dufresne Wee Avocats est impliqué dans d’autres recours collectifs intentés contre des communautés religieuses, dont les Clercs de Saint-Viateur, les Frères de Sainte-Croix (le deuxième recours) et les Oblats de Marie.

La semaine dernière, l’archidiocèse de Montréal a annoncé qu’il lancerait, dès septembre, une vaste enquête interne pour établir un portrait statistique des agressions commises par ses prêtres depuis les années 1950.

L’archidiocèse de Montréal fera une déclaration plus tard en journée.

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