Une sénatrice veut bannir les armes de poing

La sénatrice manitobaine Marilou McPhedran s’inspire de la « rapidité » avec laquelle le gouvernement néo-zélandais a fait bouger les choses après le massacre dans deux mosquées de Christchurch.

Si l’on veut « lutter efficacement contre la prolifération des armes de poing au Canada », le comité sénatorial qui étudie le projet de loi C-71 sur les armes à feu doit être modifié, a-t-elle soutenu lundi par voie de communiqué.

Elle note qu’un amendement visant à bannir ces armes irait dans le sens de demandes formulées par plusieurs témoins en comité, dont ceux du président de la grande mosquée de Québec, Boufeldja Benabdallah, et du groupe Polysesouvient.

La sénatrice croit que la prohibition « renforcerait le leadership du Canada sur la scène internationale ». Elle a fait part de son intention de proposer une modification à C-71 alors qu’un comité sénatorial débutait l’étude détaillée du projet de loi, lundi.

Avant elle, le sénateur québécois Pierre Dalphond a aussi fait un plaidoyer en faveur de l’interdiction des armes semi-automatiques. Le juriste de formation a cependant suggéré à La Presse qu’il était probablement trop tard dans le processus législatif pour le faire.

Le sénateur qui pilote C-71 à la chambre haute, André Pratte, a pour sa part émis des doutes sur la faisabilité de la chose. Le modèle néo-zélandais serait selon lui difficile à reproduire au Canada étant donné que l’on partage une frontière avec les États-Unis.

Le gouvernement libéral a mené une consultation sur la possibilité d’interdire les armes de poing et d’assaut au pays. Le ministre de la Réduction du crime organisé, Bill Blair, prévoit faire état du résultat de l’enquête menée en ligne à la fin du printemps.

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