ABI rejette la contre-proposition syndicale

La tentative de relancer les négociations à l ‘Aluminerie de Bécancour n’a pas fait long feu: la compagnie a rejeté sans plus de discussion la contre-proposition syndicale.

L’employeur a de plus menacé de cesser la production encore assurée sur la dernière série de cuves par le personnel-cadre.

Mercredi, les deux camps se sont retrouvés à la table de négociations en compagnie d’un médiateur pour tenter de régler le conflit de travail qui perdure depuis janvier 2018.

«ABI n’a pas daigné répondre à la contre-proposition syndicale qui comportait plusieurs compromis et a refusé une reprise des négociations en bonne et due forme», a affirmé le président de la section locale des Métallos, Clément Masse, dans un communiqué.

Déclarations de Legault

Les syndiqués ont profité de l’occasion pour dénoncer à nouveau les récents propos du premier ministre François Legault.

«Je pense que c’est important d’être raisonnable et, actuellement, je ne pense pas que le syndicat est raisonnable. Quand on voit un syndicat qui en demande trop, le risque, c’est de perdre des emplois à 92 000 $ par année», avait-il déclaré, au lendemain de rencontres avec des représentants syndicaux et des responsables d’Alcoa.

«François Legault frappe les plus affectés par le conflit, les syndiqués. Les travailleurs se sentent abandonnés par leur gouvernement. Ce n’est pas une grève, c’est un lockout. Et le syndicat n’a aucune demande, il a déjà ouvert la porte à plusieurs reculs», a écrit le syndicat dans son communiqué.

Valse de propositions

Le 4 mars dernier, l’aluminerie a soumis une offre «finale et globale» à ses employés, offre qui a été rejetée une semaine plus tard par les syndiqués.

Ces derniers ont soumis une contre-proposition le 21 mars, balayée finalement du revers de la main par la partie patronale.

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