Embargo sur du canola canadien: Carr attend toujours des preuves de Pékin

Le Canada n’a toujours pas pu prendre connaissance des prétendues preuves invoquées par la Chine pour bloquer les livraisons de canola de l’un des plus importants producteurs de céréales du Canada, a affirmé mercredi le ministre du Commerce international, Jim Carr, lors d’un entretien.

Un porte-parole du gouvernement chinois a déclaré que la décision prise ce mois-ci par Pékin de suspendre les importations de canola de Richardson, une entreprise établie à Winnipeg, est intervenue après la découverte d’«organismes dangereux» dans les produits de l’entreprise.

M. Carr a affirmé que le Canada s’efforçait de résoudre ce problème important sur le plan économique, tout en ajoutant que la Chine se devait de fournir des preuves à l’appui.

«Nous continuons à demander aux autorités chinoises toute preuve ayant un fondement scientifique que ce canola pose des problèmes _ et jusqu’à présent, nous n’avons rien eu de tel», a-t-il déclaré en entrevue téléphonique depuis Saskatoon, où il discutait avec des chefs d’entreprise de la nécessité de tirer le meilleur parti des possibilités créées par les principaux accords commerciaux conclus par le Canada.

«C’est une préoccupation, car nous sommes un important exportateur de canola dans le monde et nous produisons le meilleur canola au monde. Nous voulons aller au fond des choses et nous voulons le faire rapidement», a affirmé le ministre.

La semaine dernière, la première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a publié un communiqué demandant au premier ministre Justin Trudeau de se battre pour les producteurs de canola et tous les emplois connexes.

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