La ville autorise la cuisine de rue à Québec

Les restaurateurs de rue voient positivement la décision de la Ville de Québec d’autoriser la cuisine de rue sur son territoire, même s’il reste l’irritant des sites, qui demeurent inchangés.

Après deux ans de projet pilote, la Ville de Québec a annoncé vendredi par un simple communiqué qu’elle autorisera désormais la cuisine de rue sur son territoire.

Malgré les critiques de certains opérateurs de véhicules l’an dernier, la liste des sites publics où pourront s’installer les camions-restaurants demeure inchangée, soit une dizaine de lieux situés surtout dans des parcs et des espaces de villégiature.

La Ville plaide l’équité. « C’est pour garder le meilleur compromis avec les restaurateurs qui ont déjà pignon sur rue », a indiqué la porte-parole de la Ville, Audrey Perreault.

La Ville estime que les sites offerts aux camions de cuisine de rue sont « intéressants ».

Généralement positifs devant cette décision, les restaurateurs contactés par Le Journal regrettent néanmoins qu’on n’ait pas ajouté de sites plus près de la population.

Pour Nicolas Lavigne, propriétaire du Zèbre mobile, le succès se mesurera à la participation des restaurateurs de rue.

« Si on réussit à faire des rassemblements de plusieurs camions, on peut avoir un attrait intéressant. » Il trouve dommage que la décision se prenne si tardivement en saison.

Nicolas Cortina, joint au téléphone, assure qu’il étudiera les sites proposés par la Ville et qu’on pourrait bien voir son camion, Les Délices de la famille Cortina, sur les routes, cet été.

Attirer des joueurs

Guy Lévesque, de Saga-Nomade, est heureux de la nouvelle possibilité offerte à long terme à Québec et mettra de nouveau son camion sur les sites de la Ville. Il aimerait lui aussi que les lieux soient élargis.

« J’espère que la Ville va être ouverte à permettre d’autres sites si la demande de camions est là. »

Si cela fonctionne bien, les camions de Lévis pourraient même être intéressés, selon lui, puisque le permis est beaucoup plus cher de l’autre côté du fleuve.

Les opérateurs de camions-restaurants se réjouissent en effet des assouplissements apportés par la Ville et de la réduction du tarif pour l’obtention du permis, qui passe de 750 $ à 100 $. Cela attirera sans doute de nouveaux joueurs, croit M. Lévesque.

Vitrine possible

La nouvelle réglementation permettra aussi aux restaurateurs mobiles de s’installer dans les parcs industriels pour 50 $ par an et, pour ceux qui ont pignon sur rue, de percer une vitrine-comptoir dans leur devanture de restaurant pour servir les clients directement sur le trottoir.

« Il y a beaucoup moins de contraintes que par le passé », se réjouit M. Lavigne.

En 2018, trois camions-restaurants avaient participé au projet pilote de la Ville. Les candidatures pour l’obtention d’un permis en 2019 seront reçues à partir du 15 avril.

La cuisine de rue 2019

  • Permis de 100 $ au lieu de 750 $
  • Démarche simplifiée

Les sites (comme l’an dernier)

  • Base de plein air de Sainte-Foy
  • Arboretum et secteur historique du Domaine de Maizerets
  • Parc John-Munn
  • Gare du Palais
  • Parc de la Jetée
  • Parc de la Plage-Jacques-Cartier
  • Parc Dollard-Des Ormeaux
  • Parc Étienne-Parent
  • Parc Roland-Beaudin
  • Secteur de l’étang de la Côte

Contenu similaire