Le patron de Stingray n’est plus dans la course des taxis

L’homme d’affaires montréalais Eric Boyko, PDG de l’entreprise de divertissement Stingray, n’est plus dans la course pour reprendre les entreprises Taxi Diamond et Taxi Hochelaga, dont l’ex-Dragon Alexandre Taillefer a perdu le contrôle au début février.

Dans des documents officiels rendus publics vendredi, on peut lire que « plusieurs offres » ont été déposées pour les actifs de Taxelco, société mère de Taxi Diamond et Taxi Hochelaga.

Les documents précisent que le comptable responsable de la restructuration de Taxelco, Benoît Gingues du cabinet Richter, « poursuit ses discussions avec l’une de ces parties intéressées », sans toutefois la nommer.

« Ce n’est pas nous autres », a confié M. Boyko au Journal, vendredi.

Il a été impossible de joindre le PDG de Québecor, Pierre Karl Péladeau, qui a également présenté, à titre personnel, une offre pour Taxelco. M. Péladeau souhaite relancer les activités de transport par véhicules électriques Téo Taxi.

Eric Boyko a indiqué que son offre pourrait être réactivée dans l’éventualité où les négociations achopperaient avec le soumissionnaire privilégié.

Plus long que prévu

M. Gingues prévoyait clore le dossier cette semaine. La Cour supérieure et la Banque Nationale, plus important créancier de Taxelco, ont toutefois accepté de repousser la date limite au 26 avril « afin de permettre la clôture d’une transaction ».

Les documents publiés vendredi révèlent par ailleurs que Taxelco a mis en place, en octobre, un « programme de rétention et de performance » pour des dirigeants et d’ex-dirigeants. Une somme de 300 000 $ a été mise de côté à cet effet, mais elle n’a pas encore été déboursée.

Factures en double

On apprend en outre que le 17 mars, l’entreprise responsable de traiter les paiements par cartes de crédit pour Taxi Diamond a facturé en double les courses d’un « certain nombre de passagers », ce qui a fait en sorte que l’entreprise a encaissé 170 000 $ par erreur. On ne sait pas si les clients ont été remboursés.

Enfin, les documents indiquent que les ex-employés de Taxelco ne recevront qu’une partie des salaires, indemnités et paiements de vacances que l’entreprise leur doit, du moins pour l’instant.

Selon les calculs de Richter, le Programme de protection des salariés du gouvernement fédéral versera moins de 680 000 $ à 115 ex-travailleurs alors que Taxelco leur doit près de 1,2 million $.

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