L’équipe «Québec» de la Caisse de dépôt a gonflé sous Christian Dubé

Alors qu’il était premier vice-président « Québec » à la Caisse de dépôt et placement, Christian Dubé a doublé, puis quadruplé la taille de son équipe, sans pour autant réaliser plus de transactions.  

À son arrivée à la Caisse, en septembre 2014, M. Dubé a créé une équipe responsable des investissements au Québec. Elle comptait alors 16 personnes. Peu après son départ, l’automne dernier, le nombre de salariés du groupe s’élevait à 68. Christian Dubé est aujourd’hui président du Conseil du trésor dans le gouvernement Legault. 

Pendant la même période, le nombre de transactions effectuées par l’équipe « Québec » a peu évolué. Il y en a eu 76 en 2014, 59 l’année suivante et 66 en 2018.  

Bond des coûts   

En invoquant la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics, Le Journal a demandé à la Caisse d’indiquer la rémunération moyenne des salariés relevant du premier vice-président « Québec », mais l’organisme a refusé de le faire.  

En utilisant la rémunération moyenne des employés de la Caisse, qui est de plus de 300 000 $ (en incluant les primes et les avantages sociaux), on obtient le résultat que les coûts de main-d’œuvre de l’équipe « Québec » sont passés de 4,8 millions $ en 2014 à 20,4 millions $ l’an dernier.   

La Caisse soutient que l’expansion du groupe s’explique principalement par le transfert de salariés qui travaillaient dans d’autres secteurs, notamment celui des moyennes entreprises.  

« Besoins d’affaires »  

« C’est une équipe qui a évolué en lien avec les besoins d’affaires et des occasions qu’il y avait à saisir dans le marché québécois. La présence de la Caisse dans l’économie québécoise et auprès des entreprises est aujourd’hui plus grande et plus variée que jamais », affirme un porte-parole de l’institution, Maxime Chagnon.  

La Caisse a actuellement des investissements dans 775 entreprises québécoises, dont 685 PME. En 2014, il était question de 600 entreprises, dont 500 PME.  

Quant à la valeur totale des actifs de l’institution dans le secteur privé québécois, elle a augmenté de 26 %, passant de 35 milliards $ en 2014 à 44 milliards $ en 2018.  

De plus en plus, la Caisse cherche à « accompagner » les entreprises québécoises dans lesquelles elle a investi, ce qui requiert du personnel, précise M. Chagnon.  

L’institution a aussi lancé des initiatives pour encourager l’entrepreneuriat au Québec et pour se faire connaître dans les régions.  

Contenu similaire