L’industrie du sirop d’érable veut être plus écologique

Les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) souhaitent réduire l’empreinte écologique de leur sirop d’érable.

Une étude commandée par les Producteurs et productrices acéricoles du Québec démontre que chaque livre de sirop d’érable génère 478 grammes de CO2.

La production annuelle de sirop d’érable au Québec équivaut aux émissions de CO2 de 9500 VUS qui parcourent 20 000 kilomètres.

L’industrie souhaite donc encourager les acériculteurs à revoir leurs pratiques d’évaporation, étape polluante de la production du précieux liquide.

Évaporation au mazout

C’est qu’environ la moitié des évaporateurs qui font bouillir l’eau d’érable afin de la transformer en sirop fonctionnent au mazout.

«Oui, [l’industrie] peut être polluante, convient Vallier Chabot, directeur général des Équipements d’érablières CDL. Par contre, je dirais que depuis au moins 20 ans, les producteurs acéricoles sont de plus en plus sensibilisés à l’économie d’énergie.»

Il suffirait de remplacer ces évaporateurs par des modèles carboneutres, alimentés à l’électricité par exemple, pour diminuer grandement les émanations polluantes liées à la production du sirop.

Diminuer le CO2

Les PPAQ se sont fixé comme objectif de diminuer de 26 % leur bilan d’émission de CO2.

«C’est ambitieux, mais c’est réalisable, estime Simon Trépanier, directeur des PPAQ. On pourra dire qu’il y a 7400 entreprises au Québec qui font du sirop d’érable. Et là-dessus, quand on leur a posé la question “Est-ce que vous prévoyez changer votre évaporateur à moyen ou long terme?”, beaucoup ont dit oui.»

Les acériculteurs sont d’ailleurs de plus en plus sensibilisés à la cause et veulent réduire leur empreinte écologique.

«C’est quelque chose d’important, dit Sylvain Côté, producteur acéricole. C’est pour ça que ça fait deux ans qu’on apporte des modifications sur notre concentrateur pour aller vers une concentration beaucoup plus élevée, pour être capable de sauver sur le temps d’évaporation, et ainsi sauver également sur le diesel.»

On peut donc s’attendre à voir de plus en plus de producteurs utiliser l’argument carboneutre dans leur marketing, puisque les consommateurs sont davantage sensibilisés à l’environnement.

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