SQDC: la course à la syndicalisation se poursuit

Cinq mois à peine après la légalisation du cannabis, plus de la moitié des 13 succursales de la Société québécoise du cannabis (SQDC) ont déjà reçu une accréditation syndicale.

La succursale du boulevard Acadie, à Montréal, est devenue samedi la quatrième SQDC à rejoindre la CSN. Les employés des trois autres succursales syndiquées sont représentés pour leur part par les Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC), affiliés à la FTQ.

D’autres accréditations syndicales pourraient être accordées par le Tribunal administratif du travail (TAT) au courant du mois d’avril. Un troisième syndicat, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), est dans la course pour représenter des employés.

«C’est dommage qu’on soit divisés. Il y a beaucoup de combats à venir. On va devoir s’unir», a laissé entendre Katia Lelièvre, présidente du Syndicat des employés-es de magasins et de bureaux de la SAQ-CSN, qui a déjà dans sa mire les futurs employés des points de vente qui ouvriront dans les prochains mois.

«Les conditions de travail ne sont pas dignes de celles d’une société d’État. Les employés sont payés 14 $ de l’heure […]. Ils n’ont pas de congés. Il y a de gros enjeux de santé et de sécurité au travail», a-t-elle énuméré.

Selon Mme Lelièvre, la plupart des employés de plancher de la SQDC ont été embauchés pour travailler à temps plein, mais doivent se contenter de 25 à 30 heures de travail par semaine.

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