Vedette ne rime pas toujours avec succès en affaires

Être une vedette est loin de garantir le succès en affaires, comme viennent de l’apprendre à la dure Caroline Néron et Mahée Paiement, avec leur image de marque.

« Caroline Néron avait une image. Est-ce que c’était suffisant ? demande Johanne Brunet, professeure titulaire au département de marketing de HEC Montréal. Elle avait des ambitions incroyables d’ouvrir des magasins, quand on voit ce que ça coûte. Il y avait plein d’éléments marketing qui ne fonctionnaient pas dans sa vision. »

Aux États-Unis, les Jay-Z, Tiger Woods et Lance Armstrong s’affichent partout. Au Québec, les Georges Laraque, Louis Morissette et Véronique Cloutier s’ajoutent aux Mitsou Gélinas, qui transforment leur nom en marque, pour le meilleur et pour le pire.

Pour le spécialiste des médias et des communications de Sid Lee, Yanik Deschênes, il ne fait pas de doute que les vedettes partent avec une longueur d’avance grâce à leur popularité sur les médias sociaux.

« Le nerf de la guerre, c’est les abonnés. Même si Eugenie Bouchard ne se surpasse pas en ce moment, elle a des millions d’abonnés sur les réseaux sociaux, et ça a un potentiel énorme de commercialisation. Par contre, il faut bien s’entourer après », rappelle-t-il.

L’équipe de céline

Un avis que partage le professeur associé au département de marketing à HEC Montréal Jean-Jacques Stréliski qui donne l’exemple de Céline Dion qui a su aller chercher une solide équipe pour confectionner ses produits pour elle.

« Le vrai métier d’un artiste, ce n’est pas nécessairement d’être un homme ou une femme d’affaires. Son vrai métier, c’est l’art, la chanson, le cinéma. C’est là où il y a des choses qui sont plus délicates à gérer », résume M. Stréliski.

De son côté, la directrice du rayonnement de l’École d’Entrepreneurship de Beauce, Valérie Parent, refuse d’accoler l’étiquette de « mauvais entrepreneurs » aux vedettes.

« Ils ont fait le choix de se mettre à l’avant-plan et de se faire connaître plus que les autres, donc en attirant la lumière, quand ça va moins bien, on attire les foudres de certains. Mais ça ne fait pas d’eux de mauvais entrepreneurs », conclut-elle.

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