La crème glacée faible en calories gagne le Canada

Même si l’industrie de la crème glacée est en déclin au pays, des experts et des acteurs du milieu estiment que les entreprises proposant des cuillérées moins culpabilisantes auraient mis le doigt sur un produit attrayant pour les consommateurs soucieux de leur santé.

En mars, les premières pintes de la crémerie Halo Top ont été mises en vente au Canada. L’entreprise établie à Los Angeles n’a apporté que la moitié de ses 24 saveurs disponibles aux États-Unis, dont celles de gâteau d’anniversaire, de crêpes et de gaufres. Quelques mois plus tard, elle a également introduit 4 de ses 14 pintes sans lactose. En septembre, elle a ajouté une saveur de tarte à la citrouille en édition limitée – sa première saveur saisonnière au Canada.

Également au mois de mars, l’entreprise montréalaise CoolWay a commencé à vendre en épicerie sa crème glacée dotée d’une nouvelle image hypocalorique. L’entreprise auparavant nommée CoolWhey proposait de la crème glacée riche en protéines dans les salles d’entraînement et les magasins de suppléments avant de prendre conscience des occasions d’affaires à l’extérieur de ce créneau. Sa nouvelle recette a alors vu le jour, déclinée en huit saveurs passant de 280 calories pour la gousse de vanille à 390 calories pour le spécial saisonnier de biscuit au pain d’épices.

Le marché canadien de la crème glacée accuse une baisse globale. Ses revenus se sont effrités à un taux annualisé de 0,1 % de 2013 et 2018, selon un rapport de la firme d’études de marché IBISWorld. Elle prévoit toutefois une croissance de 0,1 % entre 2018 et 2023.

Les friandises à faible teneur en sucre représentent « absolument » une opportunité, soutient Joel Gregoire, un analyste chez Mintel.

Créer une crème glacée dont les consommateurs sont prêts à se délecter à tout moment de la journée peut être un moyen de stimuler les ventes, explique-t-il.

Sans compter que les consommateurs sont de plus en plus à la recherche d’options santé. Dix-7 % des Canadiens voient les calories faibles ou réduites comme un facteur important dans leurs choix de crème glacée et 23 % d’entre eux souhaitent essayer une crème glacée une riche en protéines, selon les résultats d’un sondage de 2016 mené par Lightspeed GMI auprès de 2000 Canadiens adultes en ligne.

« Si l’on saisit 17 ou 23 % du marché, on réussit assez bien pour la plupart des entreprises », souligne M. Gregoire.

« La seule chose que les fabricants de crème glacée ne pourront jamais vendre, c’est qu’il s’agit d’un aliment parfaitement santé, croit-il. Si on veut manger sainement, on se tournera probablement vers du chou frisé ou d’autres aliments. »

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