L’autocuiseur: retour vers le futur

«Le premier appareil du genre date du XVIIe siècle, de 1679 plus exactement. C’est un physicien français, Denis Papin, qui l’a inventé, détaille Jean-Philippe Monette, professeur de cuisine à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ). Ç’a été délaissé et même considéré comme un peu ringard, mais aujourd’hui, les gens recommencent à s’y intéresser.»

En effet, cette méthode rapide et efficace – qui permet d’atteindre des températures impossibles à obtenir autrement, ce qui réduit de façon spectaculaire la durée des cuissons – fait aujourd’hui un retour, surtout grâce à l’apparition sur le marché des autocuiseurs électriques. Réputés encore plus sûrs que la cocotte-minute traditionnelle, les autocuiseurs font beaucoup plus que cuire sous pression : ils peuvent remplacer jusqu’à sept appareils dans la cuisine.

L’apparition des autocuiseurs électriques sur le marché – la marque Instant Pot est la plus connue – est assez récente: chez Best Buy, ce n’est que depuis 2017 que les consommateurs peuvent se les procurer en magasin. Mais, déjà, ils suscitent l’enthousiasme; c’est durant les soldes du temps des Fêtes que l’entreprise a pu mesurer l’ampleur de l’engouement pour ces appareils, qui se sont vendus comme des petits pains chauds.

«Ce n’est pas un appareil miraculeux, mais il remplace plein de choses : le four, la cuisinière, la mijoteuse, le cuiseur à riz, la yaourtière… Il prend peu de place dans la cuisine et cuit les aliments plus vite, grâce à la pression. C’est un avantage dans notre monde où on travaille beaucoup et où on dispose de peu de temps pour cuisiner», résume Thierry Lopez, porte-parole de Best Buy.

Plusieurs autocuiseurs viennent également avec une application qui permet d’avoir accès à des recettes, des renseignements utiles, et même le démarrage et l’arrêt à distance. «La tendance est vraiment aux produits plus polyvalents, performants et intelligents», constate M. Lopez.

Et le Presto?

Nul doute, le côté polyvalent de l’autocuiseur est séduisant. Mais si vous avez déjà plusieurs appareils de cuisine, investir dans un autocuiseur traditionnel peut aussi être une bonne option. Et non, ces appareils, aujourd’hui munis de plusieurs dispositifs de sécurité, ne vous exploseront pas au visage (mais oui, il faut suivre les instructions!).

C’est ce qu’a fait Sébastien Courville, chef du restaurant Rose Ross, pour sa maison. «Selon mes recherches, la cuisson à pression donne de meilleurs résultats avec un Presto traditionnel. On s’en sert pour faire des bouillons de poulet, des braisés… C’est incomparable au niveau de la fraîcheur et des saveurs, cela conserve les vitamines et nutriments, tout en coupant le temps de cuisson de beaucoup», estime-t-il.

Ce qu’il fait (autocuiseur électrique) 

Cuisson sous pression, cuisson lente, cuisson à la vapeur, sauter/dorer, mijoter, bouillir, cuiseur à riz, yaourtière… (peut varier selon les modèles)

Combien ça coûte?

Le prix d’entrée de l’autocuiseur se situe autour de 99 $ et les fonctionnalités varient d’une marque à l’autre. La marque la plus connue, Instant Pot, se détaille à environ 170 $. Un Presto traditionnel peut coûter seulement 90 $, mais certains modèles vont jusqu’à 300 $, même 400 $.

On l’achète?

Oui, surtout si vous ne possédez pas d’appareils comme une mijoteuse, un Presto traditionnel et un cuiseur à riz, que vous cherchez à gagner du temps dans la préparation de vos repas et que vous désirez faire cuire vos propres bouillons et légumineuses, par exemple.

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