Etats-Unis : pour les « midterms », les démocrates parient sur la proximité

Dans la tentative d’autopsie qu’elle avait faite de sa défaite (Ça s’est passé comme ça, Fayard, 2017), la candidate démocrate à la présidentielle de 2016, Hillary Clinton, avait avoué que « boire [sa] part de chardonnay » lui avait permis de surmonter cette énorme désillusion.

Elle n’avait sans doute pas été la seule, au sein d’un parti réduit à l’état de ruines au lendemain de la victoire de Donald Trump : ­décapité, divisé après une primaire disputée avec le sénateur du Vermont Bernie Sanders, coupé d’une partie de ses anciens électeurs et privé de programme fédérateur.

Deux ans plus tard, les élections de mi-mandat devraient refermer quelques plaies. Le camp démocrate a pu compter tout d’abord sur le réveil d’une base frappée de stupeur par l’élection de Donald Trump. Notamment à l’initiative de dizaines de milliers de femmes dont une bonne partie est entrée en politique à l’occasion des marches organisées dans tout le pays au lendemain de l’arrivée du républicain à la Maison Blanche. Cette mobilisation foisonnante a donné naissance à une myriade de groupes locaux aujourd’hui rassemblés en une bonne demi-douzaine de collectifs organisés au niveau national : Indivisible, Action Together, Together We Will, Swing Left, Sister District, Flippable, ou Mobilize.

Ces plates-formes, dont les noms traduisent avant toute chose une volonté de reconquête électorale, apportent leur soutien à des centaines de candidats dans tout le pays, soit au niveau national, soit au niveau des Etats. Les démocrates y ont perdu plus de neuf cents sièges au cours des deux mandats de Barack Obama, ponctués au Congrès par la perte de la majorité à la Chambre des représentants, en 2010, puis au Sénat, en 2014.

La popularité retrouvée de l’« Obamacare »

Le succès du comité d’action politique ActBlue, qui permet de collecter des fonds de campagne, illustre également ce dynamisme. Comme l’a souligné le site FiveThirtyEight,…

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