Beaucoup de buts accordés en fin de match

Le but marqué par Mauro Manotas à la 86e minute a permis au Dynamo de Houston de défaire l’Impact 2 à 1 samedi, ce qui a coûté un point au Bleu-blanc-noir, qui était à quelques minutes d’un verdict nul.

Les buts accordés en fin de match peuvent faire drôlement mal à une équipe et Rémi Garde a un peu sourcillé, cette semaine, quand un collègue lui a fait remarquer que c’était une tendance chez cette équipe depuis quelques années.

« Je ne suis pas sûr qu’il y en a eu tant que ça l’année dernière », a avancé l’entraîneur-chef qui déplore l’issue du match.

« À cinq minutes près, le jugement bascule dans un jugement très négatif, ce qui est logique quand on perd un match. Mais pendant 85 minutes, si on revient avec un point de Houston, on dit que c’est un bon début de saison. »

Les faits

On a donc soumis cette supposée tendance à l’épreuve des faits en comparant les deux saisons complètes sous les ordres de Mauro Biello, en 2016 et 2017, à la saison 2018, la première de Rémi Garde à la barre de l’Impact.

Et surprise, c’est en 2018 que l’Impact a accordé le plus de buts dans le dernier quart d’heure d’un match, soit 16.

En 2016, l’équipe avait cédé 11 fois entre la 75e minute et le sifflet final contre 14 fois en 2017.

Qui plus est, c’est en 2018 que la seconde demie a fait le plus mal au Bleu-blanc-noir avec 35 buts accordés contre 28 dans les deux saisons précédentes.

Moins fatal

Mais la statistique la plus intéressante se trouve ailleurs. Si l’Impact a cédé à 16 reprises dans le dernier quart d’heure l’an passé, ça ne lui a coûté que quatre points, alors que quatre verdicts nuls se sont transformés en revers.

La situation a été catastrophique en 2017 et c’est ce qui explique, du moins en partie, le congédiement de Mauro Biello au terme de la saison.

En effet, l’équipe a perdu pas moins de 11 points dans les 15 dernières minutes d’un match alors que trois victoires sont devenues des matchs nuls et que cinq égalités se sont transformées en échec.

Le bilan a été un peu moins négatif en 2016 puisque sept points ont été laissés sur la table en fin de match. Trois matchs nuls se sont transformés en revers et deux victoires ont été converties en verdict nul.

Les chiffres ne donnent donc pas raison à Rémi Garde, mais le bilan comptable est nettement en sa faveur.

Si, la saison dernière, on avait parfois l’impression que les joueurs montraient des signes de fatigue, ce n’est sans doute pas ce qui s’est produit à Houston samedi. C’est un problème de gestion qui est survenu, selon Samuel Piette.

« On a peut-être pas mal géré le match, mais on a peut-être un peu trop poussé et on s’est fait prendre.

« On doit peut-être être un peu plus intelligents, refermer et être plus conservateurs à la fin. On s’est fait prendre dans une séquence d’erreurs. »

Impact

Anthony Jackson-Hamel est entré à la 80e minute et Shamit Shome, à la 84e. Ça serait un raccourci facile à emprunter que de penser qu’il y a un lien, mais Rémi Garde refuse de le faire.

« Je ne lie pas l’entrée des joueurs au fait qu’on ait pris ce but. Je crois qu’il y a une ou deux responsabilités. »

Mais Garde s’attend à en obtenir quand même plus de ses réservistes.

« Un joueur qui est sur le banc et qui rentre, je veux qu’il apporte d’un point de vue au moins athlétique. Je veux sentir qu’il court plus que les autres, sinon il y a un problème.

« Plus globalement, j’attends que les remplaçants soient plus décisifs, pas forcément par une passe ou par un but, mais par leur apport psychologique et physique sur une fin de match. »

Buts accordés par quart d’heure de jeu depuis 2016
  2016 | 53 BC 2017 | 58 BC 2018 | 53 BC 2019 | 3 BC
0-15 6 6 6 1
16-30 8 16 8  
31-45 11 8 4 1
46-60 13 6 8  
61-75 4 8 11  
76-90 11 14 16 1
  Points perdus en fin de match : 7 Points perdus en fin de match : 11 Points perdus en fin de match : 4 Point perdu en fin de match : 1

Contenu similaire